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LE COMPTE GÉNÉRAL DE
L'ADMINISTRATION DES FINANCES :
PRINCIPAL OUTIL DE SYNTHÈSE DE LA
GESTION COMPTABLE DE L'ÉTAT
Le Compte Général de
l'Administration des Finances (CGAF) est un
document de synthèse des comptes de l'État pour
une année donnée. Il est soumis à l'examen du
Juge des comptes, puis présenté au Parlement à
l'appui du Projet de Loi de règlement. Le CGAF
est produit par l'Agent Comptable Central du
Trésor sur la base des instructions du Directeur
Général du Trésor et de la Comptabilité Publique
(DGTCP) depuis 2003. Il est toujours accompagné
d'un Rapport de Présentation .
I - LE FONDEMENT
JURIDIQUE
La production du
CGAF répond aux exigences des textes suivants :
- la Directive N°
06/97/CM/UEMOA portant règlement général sur la
comptabilité publique (article 88);
- la Directive N°
05/97/CM/UEMOA relative aux Lois de Finances
(articles 4, 36, 37 et 44);
- la Loi organique
n° 59-249 du 31 décembre 1959 relative aux Lois
de Finances (article 37).
II- LE CONTENU DU
CGAF
1) La Balance
Générale des Comptes du Trésor
Ce document de
synthèse agrège tous les flux de tous les Postes
Comptables.
2) La Balance
Générale de Fin de Gestion et d'Inventaire
Cette balance se
distingue de la balance générale des comptes du
Trésor par le fait qu'elle intègre les
différents résultats de l'exécution du Budget
Général à savoir :
- le résultat
d'exécution du budget général ;
- le résultat
patrimonial.
3) Le développement
des dépenses budgétaires par Titre, par
Ministère et par Nature Économique
II fait apparaître,
par Titre, par Ministère et par Chapitre, le
montant des dépenses ordinaires et des dépenses
en capital des services civils et des services
militaires (Budget Général et Comptes Spéciaux).
4) Le développement
des recettes budgétaires
Cet état est édité à
partir d'ASTER et présente par ligne budgétaire
les recettes comptabilisées au cours d'une
gestion.
5) Le développement
des comptes de résultat
Le CGAF fait
ressortir trois types de résultats comptables
que sont le résultat d'exécution des Lois de
Finances de l'année, le résultat de type
patrimonial et le découvert du Trésor.
6) Le bilan
II décrit à un
instant donné le patrimoine sous les deux
aspects que sont la nature et la valeur de ses
biens (l'Actif) et la manière dont ces biens ont
été financés (le Passif). Le CGAF présente deux
types de bilans :
- le bilan agrégé
qui se limite aux comptes divisionnaires (3
chiffres);
- le bilan détaillé
qui intègre les subdivisions de ces comptes (4
chiffres). Les données présentées concernent
l'année courante et l'année précédente.
7) La variation des éléments de l'Actif et du
Passif
Le CGAF présente
deux types de variations : la variation des
éléments agrégés qui se limite aux comptes
divisionnaires (3 chiffres) ; la variation des
éléments détaillés qui intègre les subdivisions
de ces comptes (4 chiffres). Les données
présentées concernent l'année courante et
l'année précédente ; la différence constitue une
variation.
8) Le compte de résultat
Le compte de
résultat présente les charges et les produits de
la gestion. Il est égal à la différence entre
les produits encaissés dans l'année (classe 7)
et les charges ordonnancées, visées et prises en
charge dans l'année (classe 6).
9) Le tableau de synthèse de l'exécution des
Lois de Finances de l'année
II présente en
ressources et en charges le Budget Général et
les Comptes Spéciaux du Trésor par Titre. Il
dégage le solde d'exécution de la Loi de Finance
tel qu'il apparaît au compte 98 dans la Balance
Générale.
10) Le solde à
transporter au découvert du Trésor
Le solde à
transporter au découvert du Trésor est composé
des éléments suivants :
a) le déficit ou
l'excédent résultant de la différence entre les
recettes et les dépenses du Budget Général ;
b) les profits et
les pertes constatés dans l'exécution des
comptes spéciaux conformément aux dispositions
réglementaires ;
c) les profits et
les pertes résultants éventuellement de la
gestion des opérations de trésorerie dans les
conditions prévues par la Directive portant
Règlement sur la comptabilité publique.
III
- LE RAPPORT DE PRÉSENTATION DU CGAF
A/ OBJECTIF
C'est un document de
première importance qui facilite la
compréhension du CGAF, qui est la synthèse
finale des comptes de l'État. Vatout principal
de ce rapport, c'est de présenter les résultats
des opérations de l'État pour une année donnée,
en termes accessibles aux utilisateurs initiés
et non initiés des comptes de l'État.
B/ CONTENU
Le rapport de
présentation explique en effet :
• l'organisation
comptable de la DGTCP ;
• le cadre technique
et comptable du Plan Comptable de l'État ;
• le fondement
juridique et le contenu du CGAF ;
• l'exécution du
Budget de l'État en recettes et en dépenses ;
• les différents
résultats de la gestion concernée ;
• le contenu des
différents documents financiers suivants :
- le bilan (agrégé
et détaillé) ;
- le compte de
résultat (agrégé et détaillé) ;
- la variation des
éléments de l'Actif et du Passif;
• le besoin et les
sources de financement de l'État.
IV- IMPLICATIONS ÉCONOMIQUES ET FINANCIÈRES DU
CGAF
Le noyau dur du CGAF
est la Balance Générale de Fin de Gestion et
d'Inventaire. Il ressort de cette balance des
informations d'ordre économique et financier
traduites dans le bilan et le financement de la
gestion.
A/ IMPLICATIONS ECONOMIQUES
Ces implications
s'apprécient aussi bien dans l'analyse de
l'Actif que du Passif du bilan.
L'Actif du bilan
comprend l'actif immobilisé, l'actif circulant
et les comptes de régularisation
à soldes débiteurs.
Le Passif du bilan
est composé de la situation nette de l'État, des
dettes financières,
des autres dettes et
des comptes de régularisation à soldes
créditeurs.
L'intégration du
bilan au CGAF donne la possibilité de faire une
analyse plus fine des
opérations de l'État
au cours de l'année.
B/ IMPLICATIONS FINANCIÈRES
Elles se décrivent à
travers le financement de la gestion. Ce
financement fait appel à deux notions que sont
le besoin de financement d'origine budgétaire et
les sources de financement. La reconstitution du
besoin de financement d'origine budgétaire
s'effectue à partir du solde d'exécution des
Lois de Finances de l'année. Pour couvrir son
besoin de financement, l'État dispose de
plusieurs instruments tel que (la variation des
comptes créditeurs, la variation des comptes de
dépôts des correspondants et des particuliers,
la variation de la trésorerie de l'État, la
possibilité d'intervenir sur le marché monétaire
et financier (crédits relais, escomptes
d'obligations cautionnées, emprunts, bons du
Trésor...). L'ensemble de ces instruments
contribue à améliorer la position du compte
courant du Trésor à la BCEAO.
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