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LUCARNE:
TRIBUNE:
Koffi
Adrin Daniel, Trésorier
Général d'Abengourou
"
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Voir
le Trésorier N°12 |
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Voir le Trésorier
Spécial ASTER |
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ÉDITORIAL:
«Ensemble, optimisons le Temps et les Compétences.»
par Diby
Koffi Charles |
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La qualité est un concept aussi vieux que le monde et est
perçue de façon dynamique
et naturelle dans des domaines comme l'industrie, en ce
qu'elle constitue un facteur de compétitivité. |
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Mais de nos jours, la qualité gagne de plus en plus le
secteur des services et notamment celui du service public.
Ainsi, la satisfaction des besoins, des attentes des usagers
et clients représente, au même titre que l'observation
rigoureuse des règles de bonne gestion, c'est-à-dire de
bonne gouvernance des facteurs de crédibilité de la gestion
publique.
Aussi, avons-nous démontré notre plein engagement en
matière d'amélioration du service public, en mettant en
place le dispositif institutionnel pouvant permettre au
Trésor Public d'implanter et de conduire de façon graduelle
le programme Qualité, pour l'amélioration continue de nos
prestations et de nos processus.
En effet, nous ne pouvons consolider nos acquis et les
améliorer, qu'en intériorisant des comportements en
cohérence avec les principes universels de gestion. De plus,
la conduite efficiente de l'action administrative doit être
adossée aux exigences de changement et de modernité, ainsi
qu'à la mise en œuvre d'une vision managériale commune. A
cet égard, toutes les initiatives qui visent à corriger les
faiblesses et les insuffisances relevées ça et là, sont à
encourager et seront soutenues et appuyées.
IL nous faut réduire et ramener à une portion congrue, les
obstacles
à l'efficacité et à l'efficience dans l'exécution du service
public.
En donnant l'exemple de la ponctualité et de l'assiduité,
nous restituons au temps sa vraie dimension, à savoir qu'il
est un
facteur de productivité.
En cette nouvelle année, je
voudrais vous féliciter pour les
résultats obtenus et vous encourager à poursuivre les
efforts sur la voie que nous nous sommes tracée : celle de
nous investir résolument à satisfaire au mieux les besoins
des usagers et partenaires de notre Administration.
Au total, il convient de faire partager cette vision commune
à l'ensemble du personnel du Trésor Public en maintenant un
environnement qui favorise l'engagement de chacun dans le
changement : tel est l'enjeu de notre réussite.
Cette vision suppose un changement des mentalités et des comportements
pour créer une dynamique devant assainir les rapports
entre agents de manière à relever de nouveaux défis qui
se résument pour l'heure à optimiser le temps et les
compétences. |
DIBY Koffi Charles
Directeur Général du Trésor
et de la Comptabilité Publique
Retour |
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LUCARNE :
LA TRÉSORERIE GENERALE D'ABENGOUROU |
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La Circonscription Financière d'Abengourou fait partie
des services de la Direction Générale du Trésor et de la
Comptabilité
Publique.
Elle comprend :
-
Une (1) Trésorerie Générale : la Trésorerie
Générale d'Abengourou;
-
Trois (3) Trésoreries : les Trésoreries
d'Agnibilékrou, de Bettié et de Niable;
-
Deux (2) Paieries Départementales : les paieries
départementales d' Abengourou et
d'Agnibilékrou ;
-
Quatre (4) Communes : les communes d'Abengourou, d'Agnibilékrou,
de Bettié et
de Niable.
La Trésorerie Générale d'Abengourou,
chef-lieu
de la Circonscription Financière, objet du
présent article, sera présentée à travers
son évolution, ses missions, son organisation et son
fonctionnement. |
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PRÉSENTATION
DE LA TRÉSORERIE GENERALE D'ABENGOUROU |
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Historique
Le Poste Comptable d'Abengourou, depuis
sa création a connu différentes évolutions. De
Trésorerie.
Départementale en 1975, par
décret 75-111 du 17/2/1975,
elle fut érigée en 1998 en Trésorerie Régionale par
décret N° 26 MEF/DGCPT/ du 18/1/1998
et transformée en 2004, en Trésorerie Générale, par
décret 2004/97 du 29/01/2004.
Jouxtant la Préfecture, la Trésorerie Générale.
d'Abengourou est située au Plateau, quartier
Résidentiel qui abrite la quasi totalité des services
administratifs de la commune.
M. KOFFI Adrin Daniel, Administrateur des services
financiers est le chef de la Circonscription
financière, depuis le 24
février 2005. Il est assisté dans sa tâche par un
Fondé de Pouvoirs, M. Mahamed Diawara,
Inspecteur du Trésor.
Depuis sa création, plusieurs
personnalités se
sont vues confier la gestion du Poste comptable. Il
s'agit de :
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Les missions
Les missions assignées à la Trésorerie Générale
d'Abengourou peuvent être classées
en deux catégories :
La mission d'ordre comptable et financier
Elle consiste à exécuter les tâches suivantes :
le règlement des dépenses de l'État (crédits
délégués, FIAU, FRAR, salaire des agents de l'État et
divers) ;
L’exécution des budgets des Collectivités territoriales
en recettes et en dépenses ; le recouvrement des
recettes fiscales et non
fiscales ; la gestion des fonds et valeurs ;
le recouvrement des Fonds Sociaux par le biais d'une
coordination régionale ;
la tenue de la comptabilité de toutes les opérations
financières de l'État, des collectivités territoriales
et des organismes publics ;
le contrôle de tous les postes comptables rattachés
de la circonscription financière ; le suivi des
Institutions de Microfinance.
La mission d'ordre Administratif
Elle est assurée à travers : la représentation de la
Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité
Publique par la mise en œuvre et le suivi sur le terrain
de la politique du Directeur Général du Trésor et de la
Comptabilité Publique, aussi bien au niveau du personnel
que des usagers à savoir la promotion de la probité, de
la propreté, de la convivialité et surtout de la
disponibilité: la gestion du personnel de toute la
circonscription financière. La coordination des
activités de tous les postes comptables rattachés.
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Organisation et Fonctionnement
Pour mener à bien les missions qui sont assignées par
la Direction Générale, la Trésorerie
Générale d'Abengourou fonctionne avec
trente deux (32) agents repartis comme suit : Un (1)
Administrateur des services financiers, un (1)
Inspecteur du Trésor, six (6) Contrôleurs
du Trésor et assimilés, huit (8) Commis du
Trésor, deux (2) secrétaires comptables, quatre (4)
secrétaires, un (1) Agent technique de
statistique, trois (3) agents spécialisés des
Travaux Publics, deux (2) Agents journaliers et quatre
(4) Agents communaux. Ces agents sont repartis dans six
(6) services que sont :
-
le
service de recouvrement ;
-
le service de dépenses ;
-
le service de la comptabilité ;
-
le service communal ;
-
le service de compte de gestion ;
-
le secrétariat.
Chaque entité ci-dessus est dirigée
par un
Chef de service. |
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LES ACTIVITES DES DIFFÉRENTS
SERVICES |
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M. MAMADOU Traoré :Chef de service recouvrement |
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Le service de recouvrement comprend six
(6)
agents dont trois (3) Huissiers du Trésor pour les
poursuites. Ce service a en charge le recouvrement des
impôts fonciers des localités de Niable et de Bettié et
des ordres de recettes de la commune d'Abengourou.
Grâce à la distribution de porte à porte, la
quasi-totalité des avis d'impôts ayant des adresses
fiables ont été distribués. Cependant, quelques
difficultés entravent le fonctionnement optimum du
recouvrement. Ce sont entre autres : |
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-
les difficultés d'accès des zones d'actions telle que
Bettié ;
-
les adresses incomplètes ou erronées;
-
le manque de moyen de déplacement pour le recouvrement
amiable.
Il est à noter quelques suggestions qui pourraient
améliorer le fonctionnement du service. Il s'agirait de
:
-
connecter le bureau du chef de service au module REC
pour favoriser les saisies et les consultations;
-
transférer effectivement la Trésorerie de Niable en vue
du rapprochement de l'administration des contribuables
;
-
assigner les impôts sur le PC 799 de Bettié ;
-
doter le poste de Bettié en personnel suffisant.
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M. ASSEU ASSI Edmond :
Chef de service dépenses |
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Le service des dépenses est animé
par quatre (4) agents y compris le chef de service.
Comme son nom l'indique, ce service a en
charge le suivi des dépenses effectuées par la
Trésorerie Générale au profit des usagers, des services
extérieurs des Ministères et des Collectivités. Ce sont
: les bons de caisse (pensions, solde), les crédits
délégués et les projets FRAR.
Concernant les crédits délégués,
notre service gère quatre vingt trois (83) services
publics, avec un portefeuille de huit cent quarante sept
millions (847 000 000) de
francs CFA.
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Avant tout paiement, notre rôle consiste à effectuer des
contrôles de fond et de forme de toutes les pièces
justificatives des dépenses (factures, bons de caisse,
états etc.). La prise en charge qui intervient après le
traitement des dossiers dans les registres consacre
l'acceptation de la dépense qui sera soumise au
paiement en fonction de la trésorerie disponible.
Soulignons qu'en raison du nombre important des
services bénéficiaires,
nous avons installé un logiciel qui traite avec
efficience tous les dossiers. Ainsi, pouvons-nous
sortir, à tout moment, les différentes situations :
ordonnancements, paiements, restes à payer et crédits
disponibles. |
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M. TUO DIONI Diama :
Chef de service comptabilité |
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En tant que chef-lieu de la
circonscription financière, la Trésorerie
Générale d'Abengourou est un poste comptable
(PC)
Centralisateur. A cet effet, le service de la
comptabilité a des tâches qui se situent à deux
niveaux : |
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Au premier niveau, à la journée, le service
comptabilité assure : |
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-
la transcription des recettes et dépenses
dans les différents livres divisionnaires, leur
apurement et report au T10 ;
-
la vérification de la caisse et la confection
du T45 en fin de journée ;
A la quinzaine ou en
fin de mois, les divers
documents comptables (T10, T10 BIS, T45,
T60,
T55, T95, V60, V67) sont arrêtés, en
même temps que l'établissement du certificat de
concordance ;
-
l'apurement, la saisie, la validation dans le module REC,
en ce qui concerne les recettes
enrôlées puis dans Aster le T10 BIS. Ces opérations sont
ensuite acceptées, comptabilisées suivies de la clôture
de la journée concernée.
Les postes comptables rattachés que sont les
Trésoreries d'Agnibilekrou (PC 608), de Niable (P C
719), de BETTIE (PC 799) et les deux Paieries
Départementales, Abengourou (PC 743) et Agnibilékrou (PC
747) nous transmettent leur comptabilité chaque
quinzaine à l'effet de procéder à l'apurement, à la
saisie, à la validation et à la comptabilisation
et au suivi de la clôture de la journée. |
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Au deuxième niveau, comme indiqué plus
haut, le service comptabilité se comporte en PC
centralisateur. A ce titre, il a pour rôle de : |
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-
réceptionner les messages électroniques des
comptabilités des PC de bases ;
-
procéder à la vérification des pièces justificatives de
recettes et de dépenses y compris
celles de la Trésorerie Générale Abidjan (TGA) à partir
des messages ;
-
accepter les messages dans le Module d'Échange Standard (MES) et les transférer dans la
Comptabilité Générale de l'État (C G E) ;
-
comptabiliser et clôturer la journée concernée ;
-
transférer physiquement les pièces justificatives de
recettes et de dépenses aux comptables supérieurs en
fonction des natures d'opérations (ACCT, RGF, PGT,
RPI-C, RPD-C etACCC).
Le service de comptabilité dispose de
huit (8)
agents qui assurent son fonctionnement. Une difficulté
est à noter à savoir la lenteur dans la transmission
électronique des données sur le MES. |
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YAO N'guessan :
Chef de service communal |
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Le service communal est chargé,
sous la responsabilité du Trésorier Général en sa
qualité de Trésorier Municipal, de l'exécution
comptable du budget de la commune d'Abengourou. Ce
service produit également les comptes de gestion des
opérations communales, en fin de gestion. Pour mener à
bien cette mission, trois (3) agents se repartissent les
tâches suivantes :
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-
la tenue du Grand livre centralisateur (CT 01),
des livres auxiliaires de dépenses (CT 02), de recettes
(CT 03), des comptes hors budget et autres comptes de
tiers (CT 04),
des registres de valeurs inactives que sont les
tickets de marché, de stationnement et les
timbres municipaux ;
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-
l'établissement des déclarations de recettes (CT 52) et
leur prise en charge (CT53) ;
-
la production des relevés (CT24, CT54) et
des différentes situations mensuelles (budgétaires,
financières, trésoreries) dont certaines
sont transmises, soit à la Mairie, soit à le DCPR.
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S'agissant des difficultés de fonctionnement
du service, elles se résument au volet de dépenses. A ce
niveau, les contrôles de fond et de forme effectués
avant la prise en charge des mandats font ressortir de
façon récurrente des dossiers de paiement incomplets
manque de délibérations, d'avis de municipalité et de
bon de livraison. Quant aux satisfactions, elles se
résument essentiellement à l'assistance du Trésorier
Municipal dans la gestion quotidienne de différents
dossiers et de l'équipement a matériel informatique.
S'il y a un souhait à formuler, c'est celui d voir la
gestion des régies communale confiées à des agents du
Trésor Public afin d réduire l'emprise des ordonnateurs. |
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Mme BOUE Tésséléba Jeannette
: Chef de service compte de gestion |
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Le service, animé par deux (2) agents, ( chargé de la
tenue des registres FRAR, l'enregistrement en fin de
quinzaine des 6 tares payées sur le budget général de
l'E par les postes comptables d'Abengourou d'Agnibilekrou.
Toutes ces opérations se centralisées dans le Grand
Livre. Le service assure la confection du compte
de gestion en fin d'année.
En ce qui concerne les pensions, nous
accueillons les pensionnées, effectuons le
contrôle des bulletins avant les paiements et procédons
à l'émargement des fiches A et des bordereaux.
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Mme KOUASSI Allé
Clémence-Monique Epse NIASSON :Chef de service secrétariat |
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Le service du secrétariat se limite à ma seule
personne. Je suis chargée de la saisie des
correspondances, de l'enregistrement des courriers
et de gérer les audiences, les rendez-vous du Trésorier
Général et en même temps que ceux du Fondé de Pouvoirs.
En ce qui concerne les conditions de travail, il y a eu
un début de satisfaction par l'équipement en certains
mobiliers notamment les chaises visiteurs, une commode
pour ranger les documents posés à même le sol. Tous
ces changements ont contribué à rehausser l'image du
service.
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Cependant, le local affecté au
secrétariat
n'est pas approprié car il sert également de passerelle
aux agents du hall pour accéder à leurs différents
bureaux. Vous comprenez que rien ne peut être
confidentiel à cause des regards indiscrets qui
pourraient se jeter sur l'écran, au moment où vous
saisissez par exemple un courrier.
Notre vœu serait, alors, que la Trésorerie
Générale d'Abengourou se dote d'un secrétariat
répondant aux normes exigées à cet effet. De même, le
service étant limité à ma seule personne, il serait
souhaitable que nous soyons deux en raison du volume du
travail, sans cesse croissant et de la paralysie du
service que pourrait occasionner mon absence. |
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Dossier présenté par
Georges
KOUASSI
Correspondant pour la
Trésorerie
Générale
d'Abengourou |
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Retour |
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TRIBUNE :
" LES TRESORIERS SONT DES FAISEURS DE PAIX |
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Trésorier
départemental à Duekoué,
M. KOFFI Adrin
Daniel a contribué à redonner
confiance
à
la
population de cette localité. Il a permis
au
Trésor Public de jouer un rôle prépondérant
dans le processus de redéploiement de l'administration
à Duekoué. Depuis 2005, il est
Trésorier Général d'Abengourou. Décor certes
différent mais la Trésorerie Générale
d'Abengourou reste un vaste chantier. Le premier
responsable de cette circonscription financière nous
livre les grands axes de son
plan d'actions. Interview.
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M. Le Trésorier Général, présentez-vous à nos Lecteurs
Je m'appelle KOFFI Adrin Daniel. Je suis né
en 1960 à Tiémélekro, marié et père de trois
(3) enfants. Je suis Administrateur des Services Financiers
et diplômé de l'École
Nationale Supérieure de Travaux Publics de Yamoussoukro (ENSTP).
J'ai travaillé auparavant comme Ingénieur à la
Direction des Routes, de septembre 1985 à mars 1987 ; puis à
la Société MOTORAGRI comme Conducteur des travaux d'avril
1987 à décembre 1993.
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Après huit (8) années d'activités professionnelles, je suis
entré à l'École Nationale d'Administration (ENA) en janvier
1994 d'où je suis sorti diplômé du Cycle Supérieur
Option Trésor, en
décembre 1995. |
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Quelles sont les différentes fonctions que vous avez
exercées depuis votre entrée au Trésor Public ? |
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J'ai pris service au Trésor Public en mars 1996, précisément
à la Cellule d'Études, en qualité de Chargé d'Études.
Ensuite, j'ai occupé successivement les responsabilités
suivantes :
-
juin 1997 à janvier 1998, Fondé de Pouvoirs à la
Trésorerie Départementale
d'Abidjan-Sud ;
-
janvier 1998 à mai 2001, Fondé de
Pouvoirs à l'Agence
Comptable de la Dette
Publique ;
-
mai 2001 à juin 2003, Fondé de Pouvoirs à
la Recette Générale des Finances ;
-
juin 1997 à janvier 2004, Agent comptable
de l'ENA
-
juin 2004 à février 2005, Trésorier
Départemental de Duekoué
;
-
Depuis le 24 février 2005, Trésorier Général
d'Abengourou.
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Pour votre premier poste, en qualité de Trésorier
Départemental, vous avez servi à Duekoué dans le cadre du
retour de l'administration dans le Moyen Cavally.
Aujourd'hui, vous vous trouvez à la tête de la Trésorerie
Générale d'Abengourou. Pouvez- vous nous décrire les
contextes dans les deux cas? |
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Je
voudrais rappeler très succinctement que
ma nomination à la Trésorerie Générale d'Abengourou
s'inscrit dans un contexte
totalement différent de
celui de la Trésorerie Départementale de Duekoué. A Duekoué,
la mission qui
m'avait été confiée était de parvenir
progressivement à la reprise des activités des postes
comptables de la circonscription financière restées fermées
pendant près
de deux
ans, du fait de la guerre. Elle a consisté aussi
d'une part à mettre un terme à la souffrance des
populations,
surtout les
retraités qui étaient obligés de se déplacer
jusqu'à
Daloa afin de percevoir leurs pensions et
d'autre part de faire inscrire le Trésor Public en bonne
place, comme
maillon
essentiel dans le cadre du retour de l'Administration
dans le moyen Cavally,
retour décidé par le Gouvernement
de Réconciliation
Nationale. Cette mission représentait à mes yeux, un
double défi : défi personnel et défi pour le
Trésor Public dont le
rôle était
capital pour la réussite du programme de
redéploiement de l'Administration dans cette
localité. |
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«La réconciliation des coeurs réalisée et le
cadre de travail amélioré, j'ai mis le cap sur
la recherche de la qualité comptable.» |
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Le décor désastreux trouvé sur place et les attentes des
populations ont imposé ma
feuille de route.
Pendant onze (11) mois, mes collaborateurs et moi
avions vécu une aventure fabuleuse et ouvert
plusieurs chantiers
que
nous comptions poursuivre l'année suivante. C'est
dans cet état d'esprit que j'ai appris ma nomination à la
Trésorerie
Générale
d'Abengourou. Au sortir de l'Ouest pour l'Est,
j'avais très
peu
d'appréhension car je savais que les sentiments
de « stress » que j'éprouvais très souvent à Duékoué,
en raison de l'insécurité, allaient laisser place à plus de
sérénité à Abengourou. Au surplus, je savais que je venais
pour diriger une Trésorerie dont le fonctionnement, depuis
sa création, n'avait
jamais été interrompu. |
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Quelle a été la priorité à votre prise de fonction à la
Trésorerie Générale d'Abengourou ? |
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A ma prise de fonction, le 24 février 2005 à la Trésorerie
Générale d'Abengourou,
j'ai découvert
avec stupeur une ambiance délétère au sein de cette
Trésorerie. En effet, de profondes dissensions étaient
apparues au sein du personnel au point où depuis plusieurs
années certains ne s'adressaient même
plus la parole. Même la
mutuelle des agents, instrument de solidarité et
d'entraide par
excellence avait fini par ne plus fonctionner.
J'ai trouvé cette situation très préoccupante,
car ne correspondant pas
à l'esprit qui régnait partout dans les autres
services du Trésor Public où j'ai exercé. A cette
atmosphère,
s'ajoutait
un environnement de travail dégradé en raison de
l'obsolescence des mobiliers
et de la vétusté des
locaux.
Toutes ces situations étaient pour moi, des entraves graves
au bon fonctionnement du service. Je suis certain que mes
prédécesseurs s'en étaient aussi préoccupés. Mais
peut être n'avaient-ils
pas eu le temps nécessaire de s'y consacrer. Pour ma
part, j'avais choisi de commencer par là. C'est pourquoi,
dès ma prise de service,
ma première priorité a été de réconcilier les cœurs
et restaurer
l'environnement de travail.
En un mot, il fallait parvenir à
réinstaurer l'esprit de
convivialité , de fraternité et de solidarité
disparu, réapprendre aux uns et
aux autres à vivre
ensemble et surtout
créer un cadre de travail parfaitement rénové.
C'était une
étape
décisive que je devais réussir avant d'entreprendre
toute
autre action.
Plusieurs séances de travail qui
ont duré parfois des
heures ont été organisées à cet effet avec
l'ensemble du personnel. Ce fut une
occasion riche en
enseignements où
nous avons pu obtenir le pardon des offenses. La
Mutuelle a été
également réactivée. Une pause-café de quinze
minutes, chaque
jour de 10 h à 10 h 15 mn, a été instituée
dans le but de
raffermir davantage les liens.
A ces occasions, je suis toujours présent ainsi que le Fondé
de
Pouvoirs.
En somme, je voulais ainsi humaniser les
rapports au sein du
service. Enfin, avec l'accord de Monsieur le
Directeur Général, des micro-ordinateurs,
des machines à calculer
et de nouveaux meubles
ont été acquis pour le grand bonheur des
agents. |
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Après ces diligences, quelle a été la priorité suivante ? |
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La réconciliation des cœurs réalisée et le cadre de travail
amélioré, j'ai mis le cap sur la recherche de la qualité
comptable. C'est une tâche qui s'inscrit hélas dans la
durée. Dès l'entame, les recommandations du procès-verbal
de passation de service fixait ma feuille de route avec
plusieurs diligences. Au total, il s'agissait de
procéder sans délai, au toilettage de la comptabilité du
poste par la régularisation de certaines situations
erronées ou insuffisamment justifiées. Depuis lors, je
m'emploie, chaque jour, avec mes collaborateurs à exécuter
au mieux cette feuille
de route. |
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«
L'approche humaniste des rapports me paraît être
source d'émulation et de succès indéniable.» |
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Quels sont, justement, vos rapports avec vos collaborateurs
? |
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Mes rapports avec mes collaborateurs sont excellents et
empreints de courtoisie et de
respect mutuel. En
cela, j'essaie de m'inspirer
de la démarche de Monsieur le Directeur Général. Voyez-vous,
lorsque vous rencontrez ce Monsieur et qu'il vous
salue, vous avez l'impression que c'est vous le chef.
Quand il donne, vous
avez aussi l'impression que c'est lui qui reçoit.
Pourtant un adage bien
de chez nous dit que « la main qui donne est toujours au dessus
de celle qui reçoit ».
Au-delà de ses compétences techniques et managériales
avérées, je pense que le bilan
globalement positif que
nous revendiquons, tous ensemble, depuis qu'il est à
la tête du Trésor
Public, tire sa source de son humanité dans ses rapports avec
ses agents à l'intérieur de notre maison mais
aussi avec ses partenaires
extérieurs. |
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Quelle est votre approche managériale dans la gestion des
hommes au sein de votre service ? |
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La petite expérience acquise dans la pratique
des hommes durant les vingt (20) années d'activités
professionnelles, me fonde à croire que
la gestion des hommes par la baïonnette n'est pas la bonne
méthode. D'ailleurs, elle a produit
ses effets et surtout montré ses limites.
En revanche, l'approche humaniste des rapports me parait
être source d'émulation et de
succès indéniable. Croyez-moi, dans la conduite de mes
chantiers par le passé, j'ai pu obtenir des performances
incroyables dans des
délais inespérés. |
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A mon avis, le chef ne doit pas apparaître
comme le bourreau de ses
collaborateurs. Au contraire, il doit être
le frère et l'ami de ceux-ci
tout en sachant rester leur chef. Son humilité
seule peut suffire à susciter leur obéissance
et leur adhésion à la réalisation des objectifs
à atteindre.
Le travail étant perçu, par beaucoup, à première
vue, comme une contrainte, le chef
doit s'efforcer de ne
pas créer une atmosphère
pesante faite de brimades et de réprimandes. Il doit plutôt
rendre agréable et supportable
chaque journée de travail et surtout proscrire
toute attitude condescendante et
méprisante.
En somme, il doit s'efforcer de vivre en parfaite
osmose avec ses collaborateurs. C'est avec
cet état d'esprit que je conduis modestement mes missions
partout où je suis affecté. |
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Quel type de relations entretenez-vous avec la Direction
Générale ? |
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En ma qualité de Trésorier Général, je suis au niveau de la
circonscription financière le collaborateur direct de
Monsieur le Directeur Général. Certes, s'il est vrai que
cela représente une lourde responsabilité dont j'ai
d'ailleurs pleinement conscience. Mais il n'en demeure pas
moins vrai aussi que c'est quand même une position
privilégiée.
Je voudrais indiquer simplement que je le représente
localement. A ce titre, je suis tenu de mettre en œuvre et
de suivre sur le terrain la politique générale définie par
lui en toute matière : le recouvrement des Impôts, le
règlement des dépenses, la tenue de la comptabilité, la
gestion du personnel, etc. et de lui en rendre compte chaque
fois soit par téléphone soit par courriers ou soit à travers
les rapports d'activités trimestriels. |
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La Direction Générale du Trésor Public fait du label qualité
son credo, comment appliquez- vous ce nouveau concept au
niveau de votre service ? |
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Je dois dire que le concept de la qualité qui est développé
depuis quelque temps au sein
de notre maison et qui
est aujourd'hui le nouveau cap à atteindre apparaît
pour beaucoup d'entre nous comme un néologisme.
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S'il est vrai que le vocable est d'usage courant, traduire
les exigences qualité dans l'Administration Publique et
singulièrement au
Trésor Public n'est pas chose aisée. C'est pourquoi,
d'ailleurs, les experts qualiticiens s'emploient à
permettre, par le biais
des séances de formation, sa maîtrise. Il faut
inscrire cela dans la durée et je suis sûr que
d'ici quelques années,
tous, nous aurons une bonne maîtrise de cette
politique et pourrons mieux l'appliquer sur le
terrain. Mais déjà localement nous cherchons à obtenir avec
collaborateurs, la qualité comptable dans nos postes
respectifs, à respecter et faire respecter les dispositions
de notre code de déontologie ; bref à répondre avec célérité
aux besoins de nos usagers. |
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La loi des finances 2005 a réduit le champ d'action du
Trésor Public en matière de recouvrement. Quel est l'impact
de cette nouvelle législation fiscale sur votre Trésorerie ?
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Je voudrais rappeler que jusqu'à la fin de l'année 2003 et au
début de l'année 2004, la Trésorerie Générale nos
d'Abengourou était l'une des Trésoreries les plus liquides
du pays. Avant 2003,
elle était même sur liquide et procédait parfois à
des nivellements sur le compte de l'Agence
Comptable Centrale du Trésor (ACCT). Tout simplement
parce qu'elle recevait à
sa caisse, outre les recettes des impôts à lui
assignées, les versements
des recettes douanières.
Mais, à partir de 2001, plusieurs facteurs
révélateurs vont perturber cette position privilégiée.
D'abord, la création de la Recette
des Impôts Divers à Abengourou, a vu le transfert du
recouvrement de l'Impôt foncier y compris le stock des
arriérés à ce service. Toute chose qui a contribué à
rétrécir le champ d'action et de compétence de la
Trésorerie Générale.
«Les Trésoriers sont des faiseurs de paix dans
leurs circonscriptions financières, car ils
doivent veiller sur le climat de paix sociale et
empêcher qu'il y ait des remous sociaux»
Ensuite, à partir de 2004, une disposition des services des
Douanes, interdisant l'entrée des
marchandises non originaires de la CEDEAO sur le marché
ivoirien par voie autre
que celle de la mer, a privé la Trésorerie Générale
des versements des recettes de porte d'environ quatre vingt
millions (80.000.000) de
Francs CFA par mois.
Enfin, en 2005, l'annexe fiscale à la loi des
finances a confié le
recouvrement des patentes et licences aux services
de la Direction Générale
des Impôts.
En somme, c'est, au bas mot, près de trois
cent millions
(300.000.000) de Francs CFA
de recettes fiscales et
douanières qui échappent mensuellement à la caisse de
la Trésorerie Générale d'Abengourou, chaque mois,
créant du coup une
tension intenable de trésorerie. |
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Aujourd'hui, la Trésorerie Générale d'Abengourou est réduite
seulement à la vente des
timbres fiscaux et des papiers timbrés. A titre d'exemple,
pour le 3ème trimestre
2005, les recettes fiscales recouvrées s'élèvent
à cinq cent quatre vingt onze mille six cent quatre vingt onze
(591.691) francs CFA. Tandis que sur la même
période les dépenses
de pensions assignées sur le poste comptable
se chiffrent à trois cent huit millions cinq cent quarante
six mille six cent dix sept
(308.546.617) francs
CFA. Pour le règlement de toutes ces dépenses, il
faut attendre les approvisionnements de
l'ACCT. Malgré les
efforts faits par ce service,
la situation reste toujours tendue. |
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Face à la persistance de la tension de trésorerie, quelles
sont les mesures que vous avez prises pour améliorer
localement les recettes ? |
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Au niveau de la commune, il a été procédé au redéploiement
des collecteurs et une meilleure
répartition de leurs tâches en vue d'une
plus grande mobilisation
des ressources propres.
Depuis cette réorganisation, les recettes s'améliorent.
En outre, la réorganisation du service de
recouvrement a été
engagée pour impliquer davantage les Huissiers du
Trésor dans les relances amiables. Leur intervention
commence, dorénavant, depuis le rattachement
jusqu'à la distribution
des avis d'imposition, en faisant du porte à porte.
Redéployés sur les trois
Postes comptables rattachés, ils ont
aidé à la distribution
de la quasi-totalité des
avis d'impôts.
Enfin, des campagnes de sensibilisation à la
radio locale et des missions d'appui au
recouvrement ont été
organisées dans les différentes
Trésoreries.
Malgré tous ces efforts, les résultats enregistrés
sont loin de combler nos attentes ; car
ces localités, jadis,
prospères sont, aujourd'hui durement touchées par la
pauvreté, du fait de la
mévente des deux produits de base
que sont le café et le
cacao. |
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Comment parvenez-vous à apaiser les esprits face aux
difficultés de règlement des dépenses ? |
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Je voudrais indiquer que les usagers deviennent
de plus en plus impatients, exigeants et
parfois menaçants. Les rendez-vous avec nos
parents les retraités, chaque fin de mois, sont
vécus comme un véritable cauchemar. Ce n'est plus un secret
pour personne, les Trésoriers sont parfois menacés dans leur
intégrité physique et morale. Ils sont tenus
pour responsables des
retards constatés dans le paiement ou même de
l'impossibilité d'assurer
le paiement.
Heureusement que cette situation n'est que conjoncturelle
car avant 2002 la situation n'était pas aussi préoccupante
qu'elle l'est aujourd'hui. La tension de trésorerie vécue
actuellement n'est qu'une des conséquences tangibles de la
crise politico-militaire que
connaît le pays et qui
hélas perdure. Quand les ordures ménagères ne sont
pas ramassées, on dit que c'est le Trésorier, il en
va de même pour les
pensions, les bourses et les salaires des agents
communaux ; si bien que
les Trésoriers sont devenus de véritables
gestionnaires de la cité. Ils sont des faiseurs
de paix dans leurs
circonscriptions financières respectives, parce
qu'ils doivent veiller sur le climat de paix sociale et
empêcher qu'il y ait des remous sociaux.
Pour apaiser les esprits, il faut donc user de beaucoup de
tact, de sagesse et surtout avoir une bonne dose de maîtrise
de soi pour ne pas
perdre son self contrôle et provoquer le clash. Il
faut beaucoup communiquer pour faire patienter. C'est là où
réside la noblesse de la
fonction.
Je demande donc beaucoup d'indulgence et de compréhension de
la part des retraités et des élèves, cette frange la plus
sensible des usagers. |
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Quelle est votre appréciation de la Revue « Le Trésorier » ? |
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«Le Trésorier» est une revue qui a fini par
s'imposer à tous. Sans
risque de me tromper, je peux affirmer que, c'est l'une des
meilleures publications dans le domaine des finances.
De par le sérieux de ses animateurs et la
pertinence des thèmes abordés, elle a fini par
acquérir ses lettres de noblesse. Je le lisais rarement
auparavant. Mais aujourd'hui, je m'empresse de le lire grâce
à son contenu très instructif. En outre, la lucarne réservée
aux services permet d'être informé sur leur
fonctionnement. En tout
état de cause, on ne peut qu'exhorter la Direction de
la Formation, de la Documentation et de la
Communication à
maintenir le cap. |
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Quels sont vos vœux pour la nouvelle année ? |
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En ce début d'année 2006, je souhaite la paix
pour mon pays, paix sans laquelle aucune
prospérité ne peut être
acquise.
Que tous les Ivoiriens fassent preuve d'humilité,
de pardon, de tolérance et d'amour les
uns envers les autres
afin de faire renaître la confiance perdue.
Qu'ils acceptent
de réconcilier leurs
cœurs pour permettre à toutes les prières de converger vers
Dieu le père, lui
qui a la solution à tout.
Pour autant,
j'ai
bon espoir que l'année
2006 sera le
début d'une ère nouvelle pour la Côte
d'Ivoire, cette terre
d'espérance et de prospérité
promise à l'humanité.
A toute la grande famille du Trésor Public, je
souhaite une très grande solidarité autour de
M. Le Directeur Général afin de relever cet autre défi
qu'est le défi de la qualité. Bonne et heureuse année 2006 à
toutes et à tous et que
Dieu bénisse la Côte d'Ivoire.
Entretien réalisé par
Georges KOUASSI
Correspondant à Abengourou |
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