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Le Trésorier

     

 

LE TRESORIER N° 12  octobre 2005

                                                       ÉDITORIAL:  

 ENCORE DES EFFORTS... par Diby Koffi Charles.     

 

                                                              CHRONIQUE:

 LA GOUVERNANCE POLITIQUE  

vue par Charles K. Konan

 

                                                                   TRIBUNE:

   Entretien  AVEC M. ASSIE YARABE FLORENT,

   PAYEUR GENERAL DU TRESOR

    

                                                 VIE DES SERVICES:

Lucarne sur la Paierie Générale du Trésor

 

Le Trésorier en ligne              Consulter l'archive          Voir le Trésorier Spécial ASTER N°03

                                                                                           

                                                                                     

 

 

Éditorial:

 

                  Encore des efforts...

En cinq lettres, les agents du Trésor Public ont contribué à donner espoir à notre pays, la Côte d'Ivoire. Résumé en notre amour, nous avons transformé les matins gris de notre quotidien en l'aurore de notre espérance. Avec les fils d'or de notre cœur, nous avons fait notre devoir.

En retroussant nos manches, tels des soldats au front économique, nous avons apporté notre contribution positive à maintenir notre pays debout.

Ainsi, à l'inquiétude de la population en proie au doute du lendemain, nous avons opposé la cohésion et l'espoir.

Au désespoir face aux effets pervers de la crise, la conduite efficiente de l'action administrative et l'exécution du service public ont été pour nous un sacerdoce.

L'histoire est un témoignage. Tout comme demain est un autre jour, ce jour présent illuminera demain et lui rendra témoignage.

Il est donc impérieux que les membres de la grande famille du Trésor Public soient ces hommes et ces femmes qui, creusant la terre à la recherche de racines, découvrent un trésor. De par sa beauté, ce trésor qui illumine les sept cœurs est apprécié de tous les agents économiques d'ici et d'ailleurs.

D'ordinaire, ce trésor pourrait s'assimiler au résultat des efforts cumulés et des actions quotidiennes pour donner à notre administration et par ricochet à noire pays, la Côte d'Ivoire, une image reluisante sur l'échiquier national et international.

A cet égard, le poste de « gardien de but » dévolu au Trésor Public comme aime à le dire Monsieur Paul-Antoine Bohoun Bouabré. Ministre d'Etat, Ministre de l'Économie et des Finances, ne serait-il pas une invite à être la sève qui coule dans les rides de l'écorce sociale ? L'engagement est pris.

C'est pourquoi, la revue du Trésor Public ivoirien ne lésine pas sur les moyens pour donner aux agents des élé­ments de culture pour leur permettre d'assumer cette mission combien difficile.

Pour le présent numéro, des innovations de taille sont offertes aux lecteurs qui découvriront avec fierté une autre
approche beaucoup plus didactique de la sensibilisation
el de l'information des agents à l'appropriation des
principes de la démarche qualité
et de la maîtrise du progiciel Aster. Progressivement, le cap sur la modernité
devient une réalité indiscutable.                               

Alors, que sur les décombres des matins gris, naisse l'espoir d'un Trésor Public nouveau.
 

DIBY Koffi Charles

Directeur Général du Trésor

et de la Comptabilité Publique

 

 

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 Chronique:

 

 Les fondamentaux requis pour signature de qualité de l'Etat

 

 

La Côte d'Ivoire, à l'instar de tous les Etats, a l'obligation d'assurer les Tondions dites régaliennes, qui tiennent pour l'essentiel, en l'exercice des missions de service public couvrant les domaines de l'économie, de la santé, de la sécurité, de la diplomatie etc.

Exercer avec succès ces fonctions, lui vaut respect mm au plan national qu'international, toute chose qui concourt à établir sa crédibilité, tant à l'égard des partenaires nationaux qu'internationaux.

De ce qui précède, la qualité de la signature de l'État induit l'aptitude, la capacité à s'assumer pleinement en respectant ses engagements tant aux plans intérieur qu'extérieur, pour donner une image crédible, respectable et rassurante.

La multiplication des foyers confligènes partout dans le monde, rend d'actualité le concept de qualité de la signature de l'Etat, tout comme le sont devenues les terminologies de bonne gouvernance, de mondialisation ou de globalisation.

Quels sont donc les fondamentaux requis pour une signature de qualité de l'Etat, gage de sa crédibilité ?

Sans prétendre être exhaustif dans les développements qui vont suivre, nous pensons que l'expérience douloureuse que vit la Côte d'Ivoire, nous enseigne amplement que les pré requis d'une signature de qualité de l'Etat doivent être appréhendés dans les champs, d'une part, de la gouvernante politique et d'autre part, de la gouvernante économique et financière.

 

Naguère considérée comme l'un des pays les plus stables et prospères en Afrique, la Côte d'Ivoire est confrontée depuis 1999. à une instabilité politique sans précédent, dont le point culminant est l'insurrection armée de septembre 2002.

 

Après une forte croissance, enregistrée de 1995 à 1998. qui a été soutenue d'une part, par la dévaluation du franc CFA en 1994, laquelle a induit des gains de compétitivité cl d'autre part, par une politique de réformes structurelles sous la houlette du FMI. la Côte d'Ivoire est entrée dans une période de fortes incertitudes politiques et de déclin économique sans précédent, dont le point de départ est le coup d'Etat de décembre 1999.

La période de transition militaire qui a suivi, a peu contribué à résorber les querelles politiques et à restaurer un échiquier politique rassurant.

Après les élections générales de 2000. l'économie avait une bonne tenue, aidée en cela, par les cours internationaux favorables du cacao.

C'est dans ce contexte qu'en mars 2002, le gouvernement a conclu avec le FMI. un programme triennal couvrant la période 2002-2004, assorti d'importants concours extérieurs.

Malheureusement, alors que le second volet de la revue du programme économique et financier s'est achevé le 17 septembre 2002 sur une note d'encouragement et d'espoir, le 19 septembre 2002. la rébellion a éclaté.

Les conséquences immédiates du déclenchement du conflit armé et sa persistance sous forme de guerre d'occupation d'une partie du territoire national, ont été la suspension de fait du programme économique et

financier et panant des concours extérieurs, ainsi que l'atteinte à l'intégrité territoriale, le départ massif des investisseurs etc.

Ce faisant, la Côte d'Ivoire classée pays à risques à l'échelle 3 puis 2 dans l'ordonnancement du système des

Nations Unies, est en droit de s'interroger, avec nous, sur la crédibilité de l'Etat, voire de sa signature.

La sortie de l'isolement au plan international, la restauration de la qualité de sa signature et de l'image d'un Etat au sens juridique du terme, tant au plan national qu'international, passe inévitablement par la normalisation de la vie sociopolitique. en tant que préalable.

Celle-ci doit prendre appui sur :

- le rétablissement de l'intégrité territoriale, qui induit le désarmement et la libération par les combattants rebelles, des zones assiégées sous leur contrôle ;

- la restauration de la présence et de l'autorité de l'Etat sur toute l'étendue du territoire national par le redéploiement de l'Administration ;

- l'engagement et la finalisation des réformes consensuelles nécessaires, à l'effet de décrisper durablement l'atmosphère sociopolitique  devenue  particulièrement délétère.

Au total, il est donc impératif pour soigner la qualité de la signature de l'Etat, de consolider chaque jour davantage, la gouvernance politique, institutionnelle et l'environnement sociopolitique. c'est-à-dire le processus de réconciliation nationale et de paix à travers notamment, l'amélioration de la situation sécuritaire.

Les fondamentaux requis relatifs à la gouvernance économique et financière, procèdent de divers éléments dont les plus significatifs sont entre autres, les suivants :

 

- le redressement du cadre macro-économique ;

- l'assainissement des finances publiques ;

- le renforcement de la qualité .de l'information économique et financière ;

- le traitement approprié des dettes et créances de l'Etat.

a)   Le redressement du cadre macro-économique

L'économie est un tout cohérent, dont les finances publiques constituent une composante essentielle, notamment dans les pays en voie de développement comme le nôtre, pour lesquels, la politique économique est fondamentalement arc-boutée sur la politique budgétaire, du fait de l'existence d'une union monétaire en charge des questions monétaires communes.

Dans un tel contexte, la qualité de la signature de l'Etat découle avant tout, de la bonne tenue des différents secteurs de l'économie nationale (primaire, secondaire et tertiaire), susceptibles d'amorcer et de soutenir une croissance économique saine et durable.

Or, depuis la survenue de la crise politico-militaire de septembre 2000, le cadre macro-économique s'est particulièrement dégradé.

En effet, le conflit armé a eu des conséquences graves sur les grands agrégats et équilibres macro-économiques. Le taux de croissance qui était prévu à 3% en 2002, est ressorti négatif à

-1,6%, faisant perdre 4,6 points de taux de croissance économique.

Pour 2003, la persistance du conflit a encore fait perdre 1,8 point et s'est traduite par une baisse généralisée de l'activité économique, à l'exception du secteur primaire qui a enregistré une hausse estimée à 3,1% sur l'année 2003, du fait du regain de l'activité minière.

Quant aux secteurs industriel et tertiaire, ils affichent des baisses respectives de 9,7% et 0,6% sur l'année 2003, même si l'excédent de la balance courante dans les échanges avec l'extérieur, se situe à 7% du PIB, en raison

essentiellement de la diminution sensible des importations. Au titre de la situation monétaire, l'augmentation des avoirs extérieurs nets, contraste avec le repli du crédit intérieur et induit une contraction de la masse monétaire.

Pour 2004, l'objectif de 2,4% de croissance, n'a pu être atteint du fait de l'enlisement de la crise en 2004, exacerbée par les événements de novembre 2004.

Ainsi, les estimations préliminaires disponibles, situent le taux de croissance au terme de l'année 2004 à 0,7%, grâce notamment aux performances du secteur primaire, tiré par le dynamisme de la production minière et la hausse de la production du cacao.

Par ailleurs, alors que le taux de l'inflation est estimé à 1,4% à fin décembre 2004, en deçà de l'objectif communautaire de 3% requis, l'excédent de la balance courante est en baisse de 16,6% par rapport au niveau de l'année 2003, à cause de la hausse des importations.

Enfin, la situation monétaire s'est quant à elle, accrue de 2,7%, en rapport avec l'amélioration des avoirs extérieurs nets.

Au total, l'image d'un pays en proie à une décélération continue de la croissance économique, ne peut qu'impacter négativement la crédibilité et le prestige de la signature de l'Etat.

D'où la nécessité, pour la restaurer durablement, de relancer l'activité économique par l'accélération des réformes dans les secteurs clés de l'économie (secteur café-cacao, secteur énergie, secteur hydrocarbure, secteur financier, secteur infrastructures économiques etc.).

Aussi, des mesures importantes doivent-elles être prises pour entre autres :

- réorganiser et mieux encadrer la filière agricole,

en mettant un point d'honneur à renforcer les contrôles et freiner les exportations frauduleuses des produits de rente ;

- optimiser les revenus pétroliers de l'Etat, par l'adressage des questions relatives aux mécanismes de fixation des prix, de gestion des flux du secteur et de la fiscalité pétrolière;

- réorganiser les circuits de distribution du commerce intérieur et extérieur afin respectivement de résorber les difficultés d'approvisionnement et reconquérir, les parts de marché dont la perte de compétitivité a sonné le glas :

- inciter le secteur financier à l'innovation financière, notamment par la transformation des ressources courtes en emplois longs pour le crédit à moyen et long ternie. nécessaire au financement de l'économie etc.

b)  L'assainissement des finances publiques

En tant que préalable obligé d'une signature de qualité c!e l'Etat. l'assainissement des finances publiques pour

rassurer les acteurs île la vie sociopolitique el économique aux plans intérieur el extérieur, se résume, pour l'essentiel. en divers points non limitatifs suivants :

- la collecte optimale des ressources publiques, à l'effet d'asseoir la capacité financière de l'Etat à assurer les fonctions régaliennes qui lui incombent, dans le strict respect des droits et intérêts de ses débiteurs ;

- la gestion rationnelle, moderne et transparente de la ressource publique, quelle qu'en soit l'origine (ressources intérieures et concours extérieurs). La garantie de celle gestion efficace et efficiente, passe nécessairement par la promotion et l'usage d'un instrument idoine qu'est le Plan de trésorerie, élaboré, mis en oeuvre el évalué dans les cadres formels et consensuels que sont les comités de trésorerie ;

- la recherche de l'efficacité de la dépense publique,

en veillant à payer avec la trésorerie disponible, la vraie dépense, la bonne dépense et la juste dépense, allusion faite au primat à accorder à la sécurisation des salaires et pensions, à la priorité à observer face aux dépenses des secteurs sociaux, à la réduction des arriérés el enfin aux exigences liées à la nécessité île régler à bonne date les engagements au litre de la dette publique ;

- la prévention des actes de prévarication attentatoires à l'inviolabilité des deniers publics, par la mise en oeuvre d'inspections vérifications intégrées, combinées avec la nécessaire déconcentration des corps d'inspection, à l'effet d'une surveillance rapprochée des opérations financières de l'Etat entendu au sens largo incluant ses démembrements. Par ailleurs, la contribution en amont

des associations à vocation professionnelle, doit concourir à former et à informer sur l'impératif de res­pect de la chose publique ;

- le relevé et la sanction systématique de tout acte de déviance, susceptible de mettre en mal la bonne gouvernance économique el financière. D'où le rôle particulièrement important de l'Inspection Générale du Trésor, de l'Inspection Générale d'Etat, de l'Inspection Générale des Finances el de l'Agence Judiciaire du Trésor.

C)   Le renforcement de la qualité de l'information économique et financière

La sincérité et la fiabilité de l'information économique et financière, par la mise à disposition des correspondants de l'Etat, de données statistiques cohérentes, contribuent à renforcer la crédibilité de la signature de l'Etat.

C'est pourquoi, il est impératif de disposer d'une excellente coordination de l'ensemble de l'information économique, financière e! comptable, à l'attention non seulement des pouvoirs publics, mais également et surtout, à destination des partenaires extérieurs.

Cet impératif doit obligatoirement s'adjoindre une politique de communication interne cl externe adéquate, c'est-à-dire judicieuse, Imaginative et varice.

C'est pourquoi, le Trésor Public ne cesse de multiplier les initiatives visant à accroître la transparence dans la gestion des finances publiques et la responsabilité des acteurs, par l'édition de manuels à vocation didactique à savoir :

- Le Guide du Payeur : un condensé de la réglementation applicable, visant à assurer la transparence dans le règlement des dépenses publiques ;

- Le Guide du Vérificateur : un résumé du champ, des techniques et procédures de contrôle des comptables publics et autres services du Trésor ;

- Le Code de déontologie : un instrument pour inculquer les valeurs et vertus cardinales, qui accompagnent l'exercice de la mission de service public à savoir : la disponibilité, la probité, l'honnêteté, l'impartialité et la confidentialité ;

- Le Guide des finances extérieures : un outil pour lutter contre la fraude dans les transactions financières des banques avec l'Étranger;

- Les Guides de l'Investisseur et du Consommateur en Assurance : des documents de référence pour les investisseurs potentiels, pour les agents de l'Etat commis à la surveillance des sociétés d'assurance et des tiers;

- Le Manuel d'inspection des institutions de micro finance : un document pour réhabiliter et assainir le secteur de la micro finance, par la sécurisation des dépôts et leur gestion conforme aux règles applicables en la matière ;

- Le Guide de procédures des services du Trésor : un document qui retrace l'ensemble des procédures en cours au sein des services, afin de raffermir la transparence et la communication intra et extra etc.

d) Le traitement approprié des dettes et créances de l'Etat

La qualité de la signature de l'Etat ne se décrète pas, ne se proclame pas. Elle se construit avec patience, conviction et abnégation, en s'articulant avec les avancées démocratiques et les performances économiques.

Elle n'est rien d'autre que le fruit d'un test réussi, c'est-à-dire, l'évaluation positive découlant du jugement des partenaires de l'Etat, à savoir singulièrement d'une part, les débiteurs et de l'autre, les créanciers.

En cela, il est impératif d'accorder un intérêt tout particulier au traitement adéquat des dettes et créances du secteur privé.

Le traitement approprié des dettes de l'Etat, passe nécessairement par l'élaboration et la mise en oeuvre de plans d'apurement des arriérés de paiements, appréhendes simultanément avec l'obligation de non accumulation autant que possible de nouveaux impayés.

Celte pratique, recommandée par le Ponds Monétaire International dans le cadre du programme économique et financier 2002-2004, a produit les effets escomptés dans la mesure où. l'observation des repères et critères quantitatifs arrêtés d'accord parties, a largement contribué avant septembre 2002. à l'assainissement des finances publiques et renforcé la qualité de la signature de l'Etat.

Aussi, malgré l'impact macro-économique considérable de la crise, le Gouvernement a-t-il continué à assurer le service de la délie vis-à-vis des principaux créanciers multilatéraux, notamment le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, jusqu'en avril 2004

facilitant pour celle dernière, le principe de son réengagement financier, dans le cadre des projets d'urgence post-conflit.

Par ailleurs, le traitement circonstancié des dettes envers le secteur bancaire a permis, avec la suppression des concours monétaires directs de la BCEAO (avances statutaires), de s'engager résolument pour l'approfondissement des marchés de titres publics, par la conduite avec succès, d'opérations d'émissions de bons du Trésor et d'emprunts obligataires sur les marchés monétaire et financier.

Ainsi, en 2002, l'opération d'émission de l'emprunt obligataire TP 7% (2002-2005) a permis de collecter 64,4 milliards contre 30 milliards prévus, soit un excédent de 34,4 milliards. De même, l'emprunt TP 6,5% (2003-2006) a permis d'engranger 40,4 milliards pour 30 milliards attendus soit 10,4 milliards en plus.

Au titre du marché monétaire, la première émission de Bons du Trésor a contribué à alimenter la trésorerie de l'Etat à hauteur de 16,3 milliards, au taux d'intérêt ou prix moyen pondéré de 3,6602%, contre 5,0 milliards mis en adjudication, ce qui équivaut à un surplus de 11,3 milliards.

Les émissions d'emprunts obligataires et de Bons du Trésor, en pleine période de crise, sont un moyen idoine pour évaluer la qualité potentielle de la signature de l'Etat et les succès remportés, achèvent de convaincre du maintien de la confiance des investisseurs de la zone UEMOA et de la crédibilité même de l'Etat émetteur.

En ce qui concerne les créances détenues par l'Etat sur les tiers, on peut citer pêle-mêle, divers exemples de mesures d'allégement, notamment fiscales, découlant des annexes fiscales aux lois de finances, ainsi que celles tirées de l'ordonnance portant annulation ou réduction des arriérés fiscaux.

Ces attentions et d'autres, ont pour finalité, de soulager les opérateurs économiques, qui paient un lourd tribut à la guerre, de renouer avec la confiance du secteur privé qui s'est considérablement érodée du Sait de l'accumulation par l'Etat d'importants arriérés de paiements, qui obèrent la trésorerie des entreprises privées.

En sus. la poursuite el l'activation du dialogue entre les acteurs du secteur privé et les administrations fiscales, à travers les cadres bipartites de rencontres formelles en

vue d'avoir une même lecture des dispositions fiscales, sont de nature à estomper la méfiance, qui débouche invariablement sur la résistance ou sur les velléités de fraude.

Conclusion

S'il est constant que les fondamentaux requis pour une signature de qualité de l'Etat, sont à rechercher dans le champ de la gouvernance politique, économique et financière, il convient de noter que dans le cas précis de la Cote d'Ivoire, les entraves essentielles à un maintien dans la durée, de la crédibilité de l'Etat et partant de sa signature, relèvent du volet de la gouvernance politique el institutionnelle.

En effet, quels que soient les efforts qui seront déployés pour asseoir une gouvernance économique el financière de qualité, ceux-ci ne produiront leur plein effet que dans un environnement sociopolitique et sécuritaire rassurant et incitatif.

L'indiscipline, le désordre el la guerre, ne font pas bon ménage avec la sérénité, condition sine qua non d'une part, d'un climat propice aux affaires, adossé à la sécurité et à une justice équitable et d'autre part, d'une coopération internationale harmonieuse et bénéfique.

Aussi, reste-t-il à espérer que les efforts en vue de l'assainissement des finances publiques ci de la trans­parence dans fa gestion financière, qui ont été détermi­nants dans le maintien de la qualité de la signature de l'Etat, se renforcent, en attendant que le volet politique et institutionnel suive, pour ne pas mettre en péril, les acquis indéniables qui ont démontré le degré de résistance de l'Etat et sa capacité objective à rebondir.

« In fine, la qualité de la signature de l'Etat se conjugue avec la stabilité politique et la solvabilité financière »

 

 

 

           Charles K. KONAN

Administrateur de Services Financiers

Conseiller Spécial du Directeur Général

du Trésor et de la Comptabilité Publique Responsable du Service de Coordination  Statistique

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Tribune:

 

 

ENTRETIEN AVEC M. ASSIE YARABE FLORENT, PAYEUR GENERAL DU TRESOR

 

 

M. ASSIE Yarabé Florent est Administrateur des Services Financiers. Il est le Payeur Général du Trésor depuis juin 2001. «Le Trésorier» l'a rencontré pour vous. A travers cet entretien, il lève un coin de voile sur son parcours au Trésor Public, sur le rôle de Payeur Général du Trésor et sur les perspectives pour la construction d'une administration compétitive.

De quand date votre entrée au Trésor Public et quels sont les différents postes que vous avez occupés?

Je suis de la promotion 1984-1986, j'ai pris service au Trésor Public le 12 janvier 1987. J'ai occupé tes res­ponsabilités suivantes :

O Chef de service de la production à la Sous-Direction de la Centralisation de l'Informatique;

O Fondé de Pouvoirs à la Trésorerie Départementale de Bondoukou où il m'a été donné d'apprendre aux côtés de l'actuel Directeur Général ;

O Receveur-Percepteur d'Anyama ;

O Receveur-Percepteur de Yopougon ;

O Trésorier Régional de San -Pedro ;

O Depuis juin 2001. Payeur Général du Trésor.

Quels sont pour vous les atouts que doit avoir un comptable public ?

Loin d'être le plus expérimenté, je peux dire cependant que le Comptable Public, étant le dépositaire des deniers publics doit faire sien les vertus sociales et professionnelles comme le prévoit le statut général de la Fonction Publique. Spécifiquement à notre administration,

Code de déontologie constitue un véritable bréviaire. Tous nos faits et gestes doivent s'en inspirer.

Quelle est la nature des différentes dépenses effectuées par la Paierie Générale du Trésor ?

La Paierie Générale du Trésor est compétente pour exécuter toutes les dépenses qui font l'objet d'ordonnancement, toutes les dépenses nuancées exclusivement par l'Etat.

Dites-nous en quoi consiste le rôle de la Paierie Générale du Trésor en tant que service de lu Comptabilité Auxiliaire des Dépenses (CAD) ?

En tant que service de la Comptabilité Auxiliaire des Dépenses. la Paierie Générale du Trésor (PGT) suit les mouvements budgétaires. A cet effet, le Payeur Générai du Trésor assure le suivi des dotations initiales, les engagements et dégagements, le visa des ordonnances.

Ce suivi lui sert en fin de gestion, à éditer l'état des développements des dépenses
budgétaires. La CAD permet au Payeur Général du Trésor de tenir la comptabilité budgétaire
des dépenses ci de générer tics écritures de prise en charge en Comptabilité Générale de
l'Etat (CGE).


Concrètement, quelles sont les innovations apportées par Aster en ce qui concerne la gestion financière et comptable opérations?
Le Comité de Réforme de la Comptabilité Publique et la Direction de la Dette Publique sont mieux placés pour en parler. Mais pour ma part, je situe ces innovations à trois niveaux :


- l'utilisation massive de l'outil informatique permet un rendement efficient dans l'exécution des tâches. Nous avons rompu avec le travail manuel avec l'utilisation des registres (livres Journaux et autres) ;


- l'innovation sur le plan de la comptabilité, elle-même, est une révolution. Vous savez avec l'ancien système, le comptable ne mouvementait les comptes que dans un sens. C'est à croire que le comptable est un unijambiste. Avec Aster, le mouvement d'un compte dans un sens trouve forcément la contrepartie dans l'autre. De ce fait, Aster contribue à promouvoir la qualité comptable ;
 

- l'organisation es! conduite par un seul paramétreur national. Cela a le mérite d'éviter la proliférai ion anarchique des comptes de la balance. Il existe également un centralisateur de pins haut niveau qui est « le Surveillant Général » de toutes les opérations qui émargent la balance...

Parlez-nous du processus de la dépense depuis le visa des mandats dans SIGFIP et leur acceptation dans la Prise Fn Charge (PEC) ?

Je parierai plutôt du processus allant de l'initiative de la dépense, jusqu'à son imputation dans PEC, périphérique du progiciel Aster servant à la prise en charge des dépenses. Il y a tout le travail de l'ordonnateur (engagement, ordonnancement). A ce niveau, il faut noter une transmission des informations sur le plan électronique du termina! de l'ordinateur jusqu'à celui du comptable. Celle-ci est suivie de la transmission physique des mandats.

Après le contrôle de sa compétence exercée sur le mandat. le comptable procède à son visa dans le SIGFIP (Système Intégré de Gestion des Finances Publiques), C'est l'occupation des mandats... dès lors, qu'intervient l'étape de la prise en charge dans le périphérique PEC.

Pouvez-vous nous instruire sur la stratégie mise en œuvre pour le règlement des créances des fournis­seurs, prestataires de service et autres opérateurs économiques en cette période difficile ?

La stratégie mise en œuvre est inspirée de l'engagement du Trésor Public pris lors du séminaire des 26. 27 el 28 juillet 200! à Yamoussoukro. Ensemble, nous avons décidé de relever le défi de la bonne gouvernance. El comme ne cesse de le répéter Monsieur le Directeur Général. « le Trésor Public est une maison de verre, nous n'avons rien à cacher ». La stratégie, c'est donc la transparence.

Comment se fait concrètement la programmation des règlements?

La programmation des règlements se fait selon le principe « First in First out (FIFO) ». Le programme est affiché afin que chaque opérateur, muni de la référence, puisse s'adresser à son banquier. Le Directeur Général a instruit tous les comptables d'instaurer un comité de trésorerie avec nos partenaires. Ce comité est fonctionnel à la Paierie Générale du Trésor.

S'agissant surtout du règlement des dépenses sociales telles que les frais de scolarité, les bénéficiaires sont informés du montant mis à la disposition de la Paierie Générale du Trésor.

Ils nous font une proposition de programme de paiement desdites dépenses. Ainsi, de façon consensuelle, le programme est adopté el suivi. Nous nous rencontrons pour taire le point de son exécution.

Comment traitez vous les bons de caisse ?

Concernant ce point, il faut retenir les précisions suivantes :

- les Bons de caisse solde, édités par la Direction de lu Solde, sont acheminés dans les Préfectures et Sous-préfectures. Les bénéficiaires munis de ces bons se présentent devant le Comptable de la circonscription afin de se faire payer.

- les Bons de caisse SIGFIP, servent à payer les frais de déplacement par exemple, el à mettre les subventions à la disposition des bénéficiaires. Ils précèdent les mandais SIGFIP dont le bon de caisse est le mode de règlement.

- les Bons de caisse à l'initiative du comptable sont traités à l'aide d'un périphérique au progiciel Aster. Il est édile à l'initiative du comptable pour régler certaines dépenses généralement la pension alimentaire et pour la régularisation des rejets de salaire. Ils servent parfois à payer des dépenses de groupe appelé à percevoir leur paiement en numéraire. Le Payeur Général du

Trésor ne disposant pas de caisse courante, assigne par bon de caisse, les paiements sur les postes qui détiennent des caisses courantes.

Quelles sont les difficultés rencontrées et les solutions envisagées ?

La difficulté majeure, c'est l'insuffisance de la trésorerie. Elle est générale et la solution n'incombe pas à la Paierie Générale du Trésor.

Notre compétence se limite à la transmission des mandats. Nous envisageons une gestion électronique du fichier. A cet effet, Monsieur le Directeur Général nous a instruit de prendre les dispositions pour que le programme rentre en vigueur dès l'entame du budget 2005. Nous sommes en contact avec la Direction de l'Informatique pour l'exécution de cette diligence.

Faites -nous partager vos rêves et vos espoirs pour le Trésor Public de demain ?

Je rêve d'une mobilisation de tous les membres de la grande famille du Trésor Public autour du Directeur Général pour la « construction » d'un Trésor Public dont la notoriété dépasserait les frontières do notre pays, la Côte d'Ivoire.

Comment gérez-vous les contraintes liées à votre l'onction ?

C'est par la prière. Le poste est très délicat, le pire peut arriver à tout moment. Il faut donc la vigilance. Mais surtout confier sa journée de travail et tous ses collaborateurs au Seigneur, tous les jours et sans relâche.

Quel est votre secret pour l'instauration de cette bonne ambiance qui règne dans votre service ?

Je n'ai pas de secret personnel. Toutefois, personne n'est sans ignorer que l'homme est la mesure de toute chose. En instaurant un esprit de famille dans nos services comme aime à nous le répéter Monsieur le Directeur Général : « si nous sommes obligés de travailler ensemble, alors aimons-nous les uns les autres ». Si la convivialité, la solidarité et la cohésion s'enracinent sur le terreau fertile du management participatif, les résultats ne peuvent que suivre.

Avez-vous un violon d'Ingres, Monsieur le Payeur Généra! ?

J'écoule beaucoup la musique classique. Elle sonne dans toute ma petite maison. Elle n'est pas agressive et est le résultat d'une recherche approfondie. Il m'arrive également de faire du sport.

Et lu place de Dieu dans votre vie ?

Dieu occupe la première place dans ma vie. Je suis croyant catholique pratiquant.

Qu'est-ce qu'un bon chef pour vous ?

C'est celui qui sait qu'il est chef pour ou par ses collaborateurs : c'est celui qui sait remettre le train sur les rails au bon moment. Il doit être humble et rendre aux autres le respect qu'ils ont pour lui.

Quelle relation entretenez-vous avec vos pairs responsables de services ?

Avec les autres responsables de service, j'ai une relation cordiale. Je dirai une relation amicale et /ou fraternelle avec certains. Mais il y en a parmi eux avec qui j'ai une relation de chef à agent, je veux parler des doyens comme Messieurs KOUKOUGNON. BANTO. KADIO BONI, NIAMIEN HOUSSOU et tous ceux qui ont été mes supérieurs dans mes différents postes.

Votre regard sur le Trésor Public d'aujourd'hui et que devra-t-il être demain?

Le Trésor Public marche assez bien. Depuis 2001. il y a eu un grand coup de pousse donné à notre administration. Mon souhait est que tous les membres de la famille fassent

bloc autour du Directeur Général pour l'aider à mettre en œuvre toutes ces réformes. Je souhaite que les efforts soient poursuivis de sorte que notre maison ait une grande notoriété. Je souhaite que lorsqu'on invoque le nom du Trésor Public, tout le monde soit d'accord pour dire que c'est une source d'informations fiables.

Hier Fondé de Pouvoirs du Directeur Général à la Trésorerie Départementale de Bondoukou, aujourd'hui, vous êtes l'un de ses plus proches collaborateurs. Que pouvons-nous retenir de voire expérience commune ?

Je ne parlerai pas de ma présence à ses côtés sur les routes de Bouna, Doropo à deux heures du matin pour faire le recouvrement. Mais je retiens deux choses :

la première, j'ai accompagné le Directeur Général à Nassian au cours d'une mission de recouvrement. Nous sommes allés rencontrer le gestionnaire de la forêt classée pour qu'il rende compte de sa gestion. Sereinement. le Directeur Général a lire le vers du ne?, du gestionnaire. Il nous a donné l'information que nous voulions avoir grâce à la technique que seul le Directeur Général a le secret. En retour, il lui a demandé de reverser désormais à la Perception de Bouna les fonds recouvrés au risque de la confiscation du crédit délégué qui lui était alloué. « Vous ne pouvez pas faire recette, la garder par dévers vous et présenter des factures à la perception pour paiement » lui a rétorqué le Directeur Général.

la deuxième, c'est notre souci de vérification des régies des cartes sécuritaires. Partis de Bondoukou en sa compagnie à six heures du malin, nous parcourons pratiquement toute la circonscription financière pour procéder à la vérification des régies de cartes sécuritaires dans les villes suivantes : Transua, Assuéfry et kouassi-Datékro.

Quels ont été pour l'heure vos meilleurs souvenirs en tant qu'agent du Trésor Public ?

C'était vin plaisir d'avoir travailler aux côtés du Directeur Général, .le pourrais conter une anecdote. Le Trésorier Général actuel de Dimbokro. M. TRAORE Zoumana m'a annoncé qu'il est nommé Fondé de pouvoirs départemental auprès du Directeur Général alors Payeur. A moi de lui dire que j'étais prêt à être Fondé de Pouvoirs Départemental du Payeur Général que d'être Trésorier départemental de San-Pédro.

Si vous avez un vœu à faire, que peut-il être ?

Que tous les cadres, proches collaborateurs du Directeur Général, soient unis et mobilisés autour de lui. Il est en train de bâtir une administration où les vertus professionnelles et sociales sont adossées au développement de liens familiaux. Je voudrais inviter l'ensemble des membres de la grande famille du Trésor Public à taire chorus autour du Directeur Général. Que nous soyons tous motivés pour l'accompagner. Les agents du Trésor Public ne pourront que tirer des bienfaits de toutes les actions menées ensemble.

Quel message pouvez-vous délivrer à l'endroit des membres de la grande famille du Trésor Publie?

C'est un message d'espoir. Je souhaite que tout autant que nous sommes, nous cultivions l'esprit de famille et fassions preuve de grande solidarité. Monsieur le Directeur Général est en train de poser les bases d'une grande administration. Soutenons-le dans sa mission. J'exhorte les agents du Trésor Public à rechercher l'excellence, à cultiver l'effort et le goût du travail très bien fait. Faisons en sorte que nous puissions consolider les réformes entreprises et les améliorer pour demain. C'est le seul moyen de rendre hommage au Directeur Général et à reconnaître son mérite.

Propos recueillis par

KOBENAN Norbert

 

 

 

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VIE DES SERVICES

 

Lucarne sur la Paierie Générale du Trésor

I- BREVE PRESENTATION

Créée par Arrêté N° 1065 MEFP/D.G.C.P.T du 26 décembre 1997 portant organisation et fixant ses attributions, la Paierie Générale du Trésor (P.G.T.) est située à la Tour B de la cité financière. Elle occupe par ordre croissant les 8, 9 et 11*™ étages.

La première appellation de la Paierie Générale du Trésor est la Sous-Direction des Dépenses ou la SDD. Devenue par la suite Agence Comptable Centrale des Dépenses Publiques ou ACCDP, ce service se dénomme depuis le 26 décembre 1997, Paierie Générale du Trésor.

Elle est dirigée par M. ASSIE Yarabé Florent, Administrateur des Services Financiers. Il est assisté dans sa tâche par quatre Fondés de Pouvoirs ayant rang de Sous-Directeurs d'Administration Centrale.

La Paierie Générale du Trésor compte à ce jour soixante

                             

dix (70) Agents repartis dans quatorze (14) services.

Les chefs de services sont nommés par le Payeur Général. A cet effet, il coordonne l'action des chefs de service el veille sur leur bon fonctionnement.

Depuis sa création en décembre 1997. trois personnalités se sont vues confiées la responsabilité de la Paierie Générale du Trésor.

Il s'agit de :

-    M. DIBY Koffi Charles ( 1997-1999) :

-    M. Abdoulaye KONE ( 1999-2001 ). Le dernier en date est M. ASSIE Yarabé Florent qui occupe depuis le 11 juin 2001 les fondions   de Payeur Général du Trésor.

II- MISSIONS ET FONCTIONNEMENT DE LA PAIERIE GÉNÉRALE DU TRÉSOR

La Paierie Générale du Trésor est chargée :

- de l'exécution en dépenses du budget de l'Etat,

- du contrôle el du règlement des dépenses budgétaires el hors budget.

- de la centralisation el du contrôle des dépenses de tous les postes comptables situés sur le territoire national, à l'exception de celles effectuées par l'Agent comptable de la dette.

Elle est composée de quatorze (14) services dont :

- le Service comptabilité retrace les opérations comptables ;

- le Service VISA-DM est chargé du contrôle el visa des pièces (mandats) des dépenses du matériel ;

- le Service VISA-SOLDE contrôle les dépenses du personnel de l'Administration ;

- le Service des statistiques a pour mission la production et le contrôle des statistiques ;

- le Service caisse d'avances solde paye les indemnités liées aux missions hors Côte d'Ivoire, les déplacements définitifs et tes billets d'avion ;

- le Service des régies d'avance élabore les projets de création de Régie-d'avances, installe les régisseurs et assure le suivi des opérations comptables effectuées par les régisseurs ;

- le service du Personnel et matériel gère le personnel et le matériel;

- le service Secrétariat  est chargé de la gestion du flux des visiteurs, du flux des appels téléphoniques, et du des courriers Arrivée et Départ :

- le service informatique se charge du suivi et de la bonne marche des machines au sein des services. 11 assure la liaison entre la PGT et la Direction de l'Informatique d'une part el d'autre par! entre la PGT et la SNDI.

Ces cinq services ont fait l'objet de présenta!ion par leurs différents responsables :

 

 -le service des précomptes

- le Service- Règlement

- le Service compte de gestion

- le Service contentieux

- le Service dénouement

 

Cinq Chefs de service de la PGT présentent ici les départements dont ils ont la charge


_________________________________________________________

M. KOUAKOU Emmanuel

(Chef de Service des Précomptes)

«Le service des précomptes est un service chargé d'effectuer d'une part les retenues sur la rémunération des fonctionnaires et Agents de l'Etat en activité, et d'autre part du reversement de ces retenues aux bénéficiaires (personnes morales, personnes physiques).

Comme  bénéficiaires, nous pouvons citer : les maisons d'équipements, les maisons d'Assurances, les Huissiers, les syndicats, les Mutuelles et les bénéficiaires des pensions alimentaires.

Le service des précomptes peut donc se définir comme un service de recouvrement. Les retenues effectuées par le service des précomptes de la PGT se font sur la base des ordonnances produites par les Tribunaux. C'est donc un service chargé de l'exécution des ordonnances judiciaires.

Les difficultés rencontrées sont de deux ordres.

Au plan technique : la vétusté de nos machines crée d'énormes désagréments aussi bien aux usagers qu'au Trésor Public. Avec l'avènement de la nouvelle application de précomptes, ces difficultés seront réduites pour ne pas dire qu'elles disparaîtront.

Certains usagers reconnaissent difficilement les engagements qu'ils ont contractés. Ce qui suscite quelques fois des comportements désobligeants à l'encontre du service.

Au plan psychologique

Au-delà de l'aspect mécanique de la retenue d'une partie des salaires des fonctionnaires, nous sommes amenés régulièrement à gérer l'aspect psy­chologique des usagers. A travers ce service, nous nous rendons comp­te que les fonctionnaires connais­sent d'énormes difficultés.

En effet, 85% des usagers que nous recevons sont déprimés (hommes et femmes) compte tenu du poids économique sous lequel ils succombent.»

____________________________________________________________

Madame TOURE Née Kouassi Oulla

(Chef de Service Règlement)

Le service est chargé de gérer en grande partie la dette intérieure de l'Etat (Dépenses budgétaires et hors budgétaires). Comme son nom l'indique, ce service a en charge le volet du règlement des dépenses Publiques telles que :

-    les salaires,

-    les précomptes au salaire,

-    les baux actifs,

-    l'achat de carburant DMP,

-    les remboursements de crédits indirects,

-    les subventions aux établissements les fourni turcs et prestations effectuées par les PME FMI et grandes entreprises.


 

 

M. VASSOGBO Diabalé

(Chef de service Compte de Gestion)

Le service Compte île Gestion de la Paierie Générale du Trésor se trouve au huitième étage de l'immeuble B de la cité financière au plateau. Notre mission est de retracer dans un document unique pour un exercice donné, l'ensemble des opérations comptables aussi bien en recettes qu'en dépenses d'un poste comptable donné.

Concernant  la Paierie Générale du Trésor, i! importe de noter que les opérations effectuées dans ce poste comptable central se limitent aux dépenses. Nous nous attelons essentiellement à la confection de ce document comportant le compte sur chiffres et le compte sur pièces qui doit être produit chaque année au plus tard le 30 juin de l'année suivant l'exercice en vue de faire apprécier la gestion du Payeur Général du Trésor par la cour des comptes.


 

 

M.  PHILIPPE KOTCHA

(Chef de service Contentieux)

 

L'arrêté N°1060/MEF/DGCPT du 26-12-97 organisant et fixant les attributions de l'Agence Judiciaire du Trésor indique clairement que l'A..!.T. gère l'Etat et joue le rôle de conseil de l'Etat.

Le Service Contentieux est chargé d'exécuter les avis à tiers détenteurs )ATD) qui émanent des Directions Générales du Trésor et des Impôts et les procès-verbaux de saisies-attributions de créances ordonnées par le juge;

Mais, je puis vous dire que les contentieux que nous gérons sont circonscrits et bien ciblés alors que l'AJT intervient de façon plus générale non seulement à la D.G.T.C.P mais aussi auprès de bon nombre dé­structures étatiques.


 

 

M. SIDIBE Bakary

(Chef de service Dénouement)

 

Créé par note

n°612/MEMEF/DGTCP/PGT du 23 octobre 2003. Il est compost de deux bureaux :

- le bureau des comptabilités à journée (PCG, TGAS, TGAN)

- le bureau des comptabilités à la (juin/aine (TD, TG) .il est assisté dans su tâche par quatre Agents.

 

Le service de dénouement est chargé de:

- recevoir les messages électroniques et les pièces justificatives des dépenses  (PJ) des postes comptables déconcentrés (PCD) :

- l'aire un contrôle entre les messages électroniques et les pièces physiques :

- accepter les messages dans le module d'échange standard (MES) en les transférant dans la comptabili­té générale de l'Etat (CGE) ;

-apurer la comptabilité des PCD ;

- solder les comptes qui ont été

 

crédites lors de la prise en charge de la dépense et débiter le compte d'imputation provisoire pour les dépenses payées sans ordonnancement préalable ;

- comptabiliser le message ainsi traité. I! est à faire remarquer qu'un message correspond à la comptabilité d'une journée ou d'une quinzaine d'un poste comptable ;

- transmettre les PJ traitées à la Caisse Générale de Retraite des Agents de l'Etat (CGRAE) pour les bons de caisse pension et au service compte de gestion pour les bons de caisse non mécanisés, solde et SIGFIP ;

- les PCD ayant la charge de faire le compte de gestion pour les dépenses sur crédits délègues, le double ou la photocopie de la facture est définitive après la clôture de la gestion.

 

Pourquoi l'appellation Dénouement ?

- Les dépenses prévues au budget et exécutées au niveau déconcentré font l'objet d'une prise en charge à la Paierie Générale du Trésor. Celte prise en charge de la comptabilité (PEC) consiste à débiter le compte 90 par le crédit d'un compte de la classe 4 qui va supporter la dépense. Le poste comptable déconcentré (PCD) constate la dépense sur un compte de la classe 3. fait sa comptabilité et la transmet au poste comptable centralisateur de premier niveau.

 

Celui-ci solde le compte de la classe 3 et transfère la dépense à la POT au débit du compte 391.30. Le message parvient ainsi dans le MES de la PGT et se présente comme suit :

 

 

C:391.30

  D: 471.93

            462. 2  [ Pension ivoirienne

            474.2   [   Crédits délégués

            472. 1  [   P R A R

 

 

Le Payeur Général va donc débiter le compte de la classe 4 qui a été crédi­té lors de la PEC de la dépense.

L'opération est ainsi dénouée.

 

Dossier présenté par

M. Guillaume O. GOUE

Correspondant permanent

 pour la Paierie Générale du Trésor.

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