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LE TRESORIER N° 10  DE Septembre 2004

Éditorial

 

          Nouvelles Espérances.

 

Chronique:Contribution de l'ACCD à la bancarisation 

ACCD: la banque du Trésor Public Ivoirien ouvrir son compte à l'ACCD, Quelle opportunité?

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Editorial: Nouvelles Espérances

 

 

Loin des slogans et des projections fabuleuses, la farouche détermination des membres de la grande famille du Trésor Public a permis, dans une approche volontariste et consensuelle, de tracer les sillons de la planification des objectifs spécifiques assignés au Trésor Public.

 

Nous avons redoublé d'ardeur dans le travail et de vigilance dans la gestion. Ensemble, nous avons décidé de planter au cœur de notre Institution, l'éthique, l'esprit civique, toutes ces valeurs qui fondent les grandes Institutions et nourrissent la bonne gouvernance.

 

Assurément, la crise que traverse notre pays laissera des séquelles qui iront en s'aggravant si nous ne mettons pas en, œuvre les méthodes et pratiques de gestion imprégnées de la rigueur et de l'orthodoxie connue.

 

C'est pourquoi, aujourd'hui plus qu'hier, nous avons l'obligation d'adopter une conduite républicaine dans l'exécution du service public en nous appuyant sur les valeurs consignées dans notre Code de déontologie.

 

La lettre ouverte que j'adresse à la grande famille du Trésor Public est une invite à la consolidation de la confiance, de la cohésion et à l'amélioration des acquis. Je ne doute pas que cette volonté commune augure à plus d'initiatives qui, je l'espère, constituera le point de départ d'une nouvelle dynamique plus efficiente et plus ouverte. Ainsi, pourra être tracée une voie faite de nouvelles promesses et espérance  pour le Trésor Public.

 

Aussi, n'est-ce pas une lapalissade que de dire que la Direction Générale est consciente des nombreuses aspirations qui attendent d'être comblées, les unes aussi urgentes que les autres. Plus qu'un défi commun, c'est un véritable test de confiance et de crédibilité auquel chacun de nous est soumis.

 

L'expérience nous enseigne qu'un seul homme, malgré toute sa bonne volonté, ses aptitudes, ses ambitions, est forcément limité dans sa vision, ses choix, ses moyens. Il peut aussi se tromper de bonne foi. C'est tout le sens et l'intérêt de la politique managériale instaurée par la Direction Générale. Cette approche est adossée aux initiatives et aux actions concertées, à l'indispensable symbiose des intelligences et des énergies, au nécessaire dialogue social pour qu'aucun agent ne se sente exclu et lésé, plutôt qu'il se reconnaisse dans tous les actes et décisions.

Par ailleurs, je suis persuadé que par un mouvement d'ensemble nous sommes en train de réussir un pari. En effet, le 20 août 2001, date de parution du numéro zéro de la revue "le Trésorier", notre support de communication, nous avons lentement, mais avec obstination maintenu allumée la flamme de la consolidation et de l'amélioration de l’image de notre maison commune. Ce dixième numéro , en sus de trois (3) spéciaux de la revue du même nom, consacre l’affirmation d’un label.

Le Trésorier Public est en marche. Au demeurant, soyons digne de confiance placée en nous par nos autorités, pour qu’ensemble, nous puissions construire demain.

DIBY Koffi Charles

 

 

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 Chronique:Contribution de l'ACCD à la bancarisation 

ACCD: la banque du Trésor Public Ivoirien ouvrir son compte à l'ACCD, Quelle opportunité?

 

 

Contribution de l'Agence Comptable Centrale des Dépôts (ACCD) à la bancarisation

 

Le taux de bancarisation actuel est-il suffisant pour apporter des effets induits au développement socio-économique de la Côte d'Ivoire? Si non, quelle peut être la contribution de l'Agence Comptable Centrale des Dépôts (ACCD) à la bancarisation dans un contexte marqué par la frilosité du secteur bancaire traditionnel Le taux de bancarisation se définit comme le pourcentage de personnes ayant au moins un compte en banque. Ceci étant précisé, les réponses à ces deux interrogations découlent d'une étude sommaire des activités du réseau bancaire actuel.

 1- FAIBLESSE DE LA BANCARISATION

 

La Côte d'Ivoire compte aujourd'hui le réseau bancaire le plus dense de l'Afrique de l'Ouest francophone. Ainsi, l'on dénombre une dizaine de banques commerciales.

En dépit de cette présence importante, la bancarisation de l'économie touche encore une faible proportion de la population ivoirienne. En effet, les banques commerciales n'arrivent pas à satisfaire leurs clientèles, d'où une forte tendance à la thésaurisation de la part des populations aussi bien rurales qu'urbaines, un volume important de paiements en espèces avec tous les risques liés à l'insécurité, et une utilisation très marginale des moyens scripturaux et électroniques dans les transactions financières.

Face à cette situation, alors que les Autorités ivoiriennes étaient en droit d'attendre de ces banques des actions de promotion en vue d'accroître le taux de bancarisation, le constat est amer: la plupart des banques commerciales présentes dans le pays, filiales des grands groupes étrangers, arguant le libéralisme économique, ont refusé d'obéir aux injonctions de ces Autorités qui leur demandaient d'ouvrir des guichets afin de permettre aux populations d'effectuer leurs transactions financières. Pour elles, seule la rentabilité prime dans la prise de décisions ou dans les orientations stratégiques.

L'équation pour les Autorités ivoiriennes était donc simple: initier voire impulser des actions d'envergure pour promouvoir la bancarisation. C'est cet objectif que veut atteindre l'ACCD. Pour y parvenir, il convient d'identifier et répertorier les causes de la faiblesse de la bancarisation. Ce sont :

- le faible taux d'alphabétisation ;

- le faible niveau de revenus et le fort taux de chômage;

- la faible couverture géographique du réseau bancaire; 

- la méconnaissance par les agents économiques des services proposés par les banques;

- le manque de prise en compte par les banques des besoins spécifiques des clients 

- le coût important pour les  clients des agios et des frais de tenue de comptes;

- les montants minimums imposés par certaines banques, trop importants par rapport au niveau de ressources;

- le manque de confiance dans les banques depuis la faillite de certaines d'entre elles ; 

- le manque de confiance dans les instruments de paiements notamment le  Chèque, etc.

Sur toutes ces questions, l'Agence Comptable Centrale des Dépôts apporte des réponses précises.

2- PROMOTION DE LA BANCARISATION PAR L’ACCD

e Trésor Public est l'administration financière qui a en charge la centralisation des opérations financières et budgétaires de l'État. Par l'effet du décret n° 2001-210 du 04 mai 2001 portant organisation du Ministère de l'Économie et des Finances, il s'est vu confier le suivi des comptes des régies, des entités décentralisées (collectivités territoriales et EPN), des sociétés d'État et des particuliers. En ce qui concerne les structures décentralisées, cette option se justifie par l'affirmation du principe de l'unité de trésorerie. Mais, pour la gestion des fonds des particuliers, il s'agit d'une innovation majeure appelée à prendre de l'ampleur. Notre optimisme se fonde sur les principales raisons ci-après :

 

 Arrêt de l'opération des bons de caisse: cette décision fait suite à l'application par les Autorités ivoiriennes' de la Directive de l'UEMOA en date du 19 septembre 2002 qui stipule en son article 3 que: " toutes opérations financières portant sur des  sommes d'argent d'un montant supérieur ou égal au  montant de référence fixé par instruction de la BCEAO, ( entre d'une part, les particuliers, entreprises et autres  personnes privées et d'autre part, les personnes publiques et parapubliques notamment  l'État, les Administrations et les entreprises sont effectuées par chèque ou par virement sur un compte ouvert  auprès des services financiers de la Poste ou d'une  banque, à moins qu'il n'y ait un autre moyen scriptural de paiement approprié pour servir au paiement du montant  inférieur au montant de référence". Tous ceux qui étaient touchés par cette décision communautaire ont d'emblée constitué une clientèle captive que l'ACCD devrait récupérer dans le cadre de la mise en œuvre des mesures relatives à la gestion des fonds des particuliers.

Fermeture des agences des banques commerciales dans certaines villes : évoquant des raisons liées à l'insécurité grandissante dans les dites villes ou le manque de rentabilité de leurs opérations, les banques commerciales se sont retirées de ces villes laissant les fonctionnaires et agents  de l'État de ces localités dans un désarroi total. Ici, il s'est agi pour l'ACCD de restituer à ces serviteurs de l'État leur dignité en se substituant aux banques commerciales dans lesdites localités pour les opérations de fin de mois.

 Meilleure couverture nationale: de toutes les structures financières, seul le Trésor Public dispose d'un réseau de comptables publics et d'infrastructures étendus et répartis sur l'ensemble du territoire national.

 

Pour toutes ces raisons, l'ACCD a mis en place un dispositif institutionnel et réglementaire parfaitement adapté pour répondre aux énormes attentes des populations. En effet, ainsi que le révèle la brochure éditée par le Trésor Public sur l’ACCD (Procédure d'ouverture de compte), en ouvrant un compte de dépôt dans cette structure, l'on bénéficie des avantages suivants: un réseau étendu, des fonds sécurisés et disponibles à tout moment, l'inscription des opérations sur le compte du client le jour même de l'ouverture du compte et l'information régulière du client sur ses opérations par le biais de relevés de compte et d'avis d'opérations, absence de prélèvements d'agios pour les particuliers, absence de montants minimums imposés pour l'ouverture de comptes, etc.

Les clients concernés sont les entreprises individuelles, les associations (mutuelles, coopératives et syndicats), les particuliers (agents de l'État, fonctionnaires et non salariés), les sociétés, les EPN, les régies, les services déconcentrés du Trésor (paieries et trésoreries) et les entreprises à participation financière publique (sociétés d'État, sociétés d'économie mixte, etc.).

Au total, l'objectif pour l'ACCD est de s'appuyer sur le réseau du Trésor Public, offrir des conditions avantageuses afin de rechercher l'adhésion des exclus du réseau bancaire traditionnel et surtout développer un réseau bancaire de proximité pour accroître le taux de  bancarisation.

 

Ouvrir un compte à l’ACCD, quelle opportunité ?

L’Agence Comptable des Dépôts (ACCD) offre aux personnes morales de Droit Public (les Établissements Publics Nationaux, aux régies, aux services déconcentrés du Trésor, aux entreprises à participation financière publique) ainsi qu’aux personnes morales de Droit privé et aux personnes physiques la possibilité d’ouvrir des comptes dans ses livres.

Contrairement à certaines banques commerciales, il est offert au fonctionnaire ou l’agent, de l’État, quel que soit le montant de son salaire, la possibilité d’ouvrir à l’ACCD un compte chèque.

Par ailleurs, l’ACCD rend aisée la constitution des dossiers d’ouverture de comptes.

Ainsi pour facilité l’accès de tous au système de tous au système bancaire, il a été demandé aux personnes venant des zones ‘‘assiégés’’ de fournir en lieu et place de leur quittance et leur certificat de résidence, des information précises sur leur nouvelle adresse géographique.

L’ouverture de compte se fait par le service administratif (le matin de 7h45 à 11h30 et l’après midi de 14h30 à 16h30) qui réceptionne et traite les dossiers.

Lorsque le compte est ouvert, le client reçoit une fiche d’ouverture de compte. En plus de ces deux documents, deux semaines après l’ouverture du compte, deux chéquiers sont remis gratuitement et automatiquement au client c’est à dire sans qu’il a fasse la demande.

Par ailleurs, dans le cadre de l’ouverture d’un compte de dépôt, le client à la possibilité d’effectuer immédiatement des opérations  de paiement par le biais d’un chèque de guichet. ‘‘Les fonds sont donc sécurisés et disponibles à tout moment’’.

L’ACCD offre à ces clients des services bancaires variés allant des opération d’encaissement aux opérations de retrait et de paiement.

En outre, dans d’une gestion transparente et pour maintenir la confiance entre le client et la banque, l’ACCD permet à ses clients d’être informés régulièrement sur leur opérations. Cela se fait au quotidien, par trimestre à travers relevés de comptes et les avis d’opérations.

Malgré les nombreux et services variés qu’offre l’ACCD, les tenues de frais de comptes concurrence. Les comptes chèques sont également rémunérés annuellement à hauteur de 2%.

Ouvrir son compte à l’ ACCD c’est profiter de la garantie qu’offre l’État de Cote D’Ivoire à travers le Trésor Public. C’est également permettre à l’État de mobiliser des ressources et de centraliser afin d’accomplir l’une des missions du Trésor qui est la gestion de la trésorerie de l’État en assurant son unité et son contrôle.

Ouvrir son compte à l’ACCD, c’est fait preuve de patriotisme en contribuant au renforcement des capitaux ivoiriens. C’est également bénéficier de l’avantage exclusif qu’offre l’ACCD en rémunérant les comptes de dépôt.

Ouvrir un compte à l ‘ACCD c’est enfin palier la fermeture des banques primaires à l’intérieure du pays.

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Tribune:   Interview de Monsieur

 Kouamé Yao Bernard,Coordonnateur de la 

Cellule d'Etudes

Décriée ou appréciée, la Cellule d'Études du Trésor Public ne laisse personne indifférent au sein de notre Administration. Pourtant un sondage improvisé auprès des agents traduit une méconnaissance réelle de ce service essentiel, objet de toutes les controverses.

 

Pour en savoir un peu plus sur l'organisation et les attributions de la Cellule d'Études, "Le Trésorier" a approché son premier responsable, Monsieur KOUAME YAO BERNARD.

Le Trésorier: Monsieur le Coordonnateur, présentez- vous à nos lecteurs.                                                                  

KYD: Je m'appelle KOUAME YAO BERNARD né à Assandrè, dans la Sous-préfecture de Sakassou. Administrateur des Services Financiers. Je suis, au niveau académique, titulaire d'une maîtrise en droit, option carrières judiciaires. Après l’ENA  j’ai commencé ma carrière de fonctionnaire à l'Agence Judiciaire du Trésor (AJT) le 4 Févier 1993.  

Parlez-nous justement un peu de votre carrière.

Je dirais que a carrière n'est pas extraordinaire. Elle semble même banale. Après l'AJT, j'ai eu l'honneur de  faire partie du premier "contingent" de Chargés d'Études nommés en 1994  par décision du Directeur Général d’alors BOUADOU Eba Julien.

J'ai eu la chance formidable de côtoyer dans ce cadre des gens pétris de qualités humaines et professionnelles comme ASSAHORE Konan Jacques (ex-Agent Comptable de la Dette Publique, T.R. de Yamoussoukro ; KOFFI N'Guessan (Chef de l'antenne de l'Inspection Générale de Bouaké) ; ANGAMAN Françoise (TP de Cocody) ; ABDOUL Kader Cissé (ex-payeur à Pretoria Agent Comptable de l'Office National d'Identification), N'GUESSAN Jean Pierre (Sous-directeur des Ressources Humaines et des Moyens Généraux) ; GOOUREY Hugues Alain Kouassi (Sous-directeur des Collectivités Locales qui est mon parrain de baptême) ; YAO Tehua (Payeur à Berne) ; BONI Emile Médard (ex TR de Yamoussoukro Agent Comptable de la Pharmacie de la santé publique) KOFFI Adrin Daniel (TD de Duékoué), etc.

En décembre 1996, j'ai d' pris fonction à l'Agence Comptable Centrale du Trésor en qualité de Fondé de  Pouvoirs. Auparavant, j'ai été Agent Comptable auprès de la Bourse des Valeurs d'Abidjan (1995) et après, Agent Comptable auprès de l'Institut National d'Hygiène Publique (1997).

En décembre 1998, j'ai été nommé Directeur de l'Institut de Cardiologie d'Abidjan. J'y suis resté jusqu'en août 2 000. Revenu au Trésor, j'ai été affecté comme Fondé de Pouvoirs par intérim à l'Agence Comptable Centrale des Dépôts (ACCD).

 

 C’est de ce poste que Monsieur DIBY Koffi  Charles, l'actuel Directeur Général m'a fait l'honneur de m'appeler auprès de lui pour assumer les fonctions de Coordonnateur de la Cellule d'Études. J'essaie, depuis ma prise de service, le 7 mai 2001, avec l'aide de Dieu, de mériter la confiance qu'il a ainsi placée en ma modeste personne.

 

Pouvez-vous, en quelques mots, nous parler de la structure que vous dirigez ?

 Je voudrais d'abord faire brièvement l'historique de la Cellule d'Études.       Il faut noter que la Cellule d'Études est une structure d'administration centrale de création relativement récente.

 En effet, c'est par décision n°1496 du 25 août 1994 portant affectation de Chargés d'Études que le Directeur Général d'alors, a jeté les bases de ce qui allait devenir définitivement la Cellule d'Études du Trésor Public par arrêté n° 1057 1 MEF / DGCPT du 26 décembre 1997.

Aux termes du décret no 97- 582 du 08 octobre 1997 portant organisation de la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor et fixant les attributions du Directeur Général, en son article 1er notamment, la Cellule d'Études est un service central directement rattaché à la Direction Générale.

En pratique, cela signifie que la Cellule d'Études n'est pas une Direction autonome. Elle n'a pas compétence pour agir de sa propre initiative, surtout pour s'adresser à l'extérieure agit uniquement sur ordre et sur instructions de Monsieur le Directeur Général. L'article 20 du décret précité précise que la Cellule d'Études est animée par un Coordonnateur assisté de Chargés d'Études.

D'un point de vue purement administratif, le premier animateur de la structure est appelé le Coordonnateur de la Cellule d'Études. Il est parfois appelé le Directeur des Études ou le Directeur de la Cellule d'Études parce qu'il a rang de Directeur d'Administration Centrale. Avant nous, cette responsabilité a été assumée par Monsieur OKA Yao Sylvain (Conseiller Technique du DG) et notre ami KONAN KOUAKOU Charles (Conseiller spécial du DG chargé de la coordination statistique).

Et les chargés d’études ? On assure qu’il sont les meilleurs de leurs promotion…

Comme je le disais, aux termes de l'Arrêté précité de 1997, le Coordonnateur est assisté de Chargés d'Études ayant rang de Sous-directeur d'Administration Centrale.

Ils sont nommés par arrêté du Ministre en charge de l'Économie et des Finances, sur proposition

du Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique parmi les cadres A de l'Administration.

Mais en pratique, pour ses compétences avérées, un fonctionnaire de la catégorie B peut être recruté à la Cellule d'Études. Dans ce cas, et par respect des textes régissant la Fonction Publique, il a rang de Chef de service.

Pour en revenir à votre préoccupation, nous vous dirions tout de go qu'un major de promotion ne nous intéresse pas en soi, simplement parce qu'un bon élève qui apprend ses leçons ne fait pas forcément un bon fonctionnaire .J'aiderais volontiers au recrutement du dernier de la promotion s'il est réputé discipliné, courtois, consciencieux, et surtout s'il est discret.

A la limite, si les informations que nous traitons ne relèvent pas du secret d'État, elles sont sensibles et donc nous mettons un point d'honneur à ce que nos collaborateurs "aient le ventre profond". Ils côtoient Monsieur le Directeur Général au quotidien et sont au contact, quelquefois, avec des plus hautes autorités de notre Ministère de tutelle.

Comment fonctionne réellement votre service?

Sur le plan organisationnel, la Cellule d'Études présente l'un des schémas les plus simples et les plus souples du Trésor Public : le Coordonnateur et les Chargés d'Études.

Une équipe qui se veut polyvalente, composée de neuf (9) cadres que complète une secrétaire, un coursier et un chauffeur. Nous alternons les rôles pour nous adapter aux besoins de fonctionnement de la Direction Générale. C'est ainsi que l'un des Chargés d'Études peut assister à une réunion présidée par Monsieur le Directeur Général ou même par Monsieur le Ministre d’État, pendant que le coordonnateur assure des tâches normalement dévolues à des agents d'exécution. Cette souplesse dans l'organisation s'impose à nous par la nature de nos attributions.

A propos justement d'attributions, il semblerait que ce soit la véritable pomme de discorde entre vous et certains services du Trésor.

Pour utiliser une image appartenant au milieu médical, nous nous définirions volontiers comme des généralistes par opposition aux autres services du Trésor qui seraient des spécialistes. Pour nous, animateurs de la Cellule d'Études, l'idéal serait de tout savoir. A défaut, nous faisons l'effort de savoir un peu de tout, en tout cas suffisamment bien pour poser le bon diagnostic ou le garrot au bon endroit avant de faire appel au service technique plus outillé; car parfois, dans le feu de l'action, la Direction Générale doit réagir immédiatement.

C'est le cas lorsque, au cours d'une réunion, Monsieur le Directeur Général est inter pellé sur le niveau d'exécution du plan d'actions ou sur le nombre de circonscriptions financières que compte le Trésor. Dans ces hypothèses, nous devons être en mesure de mettre l'information la plus vraisemblable à la disposition de notre hiérarchie, séance tenante, si le besoin se faisait sentir.

Voilà un peu le rôle de la Cellule d'Études auprès de la Direction Générale. N'empêche que les textes réglementaires précités fixent des attributions classiques à la Cellule qui obéissent à deux axes.

Quels sont ces axes?

Il Y a, d'une part, l'appui à la Direction Générale et d'autre part, l'organisation et les méthodes.

L'appui à la Direction Générale est quasi quotidien. Il se manifeste par la gestion des actes administratifs courants.

A ce niveau, la responsabilité nous incombe de veiller à la régularité formelle des actes émanant du Trésor Public. Il s'agit:

- des projets de décrets;

- des projets de communications en Conseil des Ministres;

- des projets d'arrêtés;

- des projets d'instructions ;

- des projets de décisions;

- des projets de circulaires;

- des projets de notes de service ;

- de la préparation des conseils d'administration où siège le Directeur Général ou l'un de ses Adjoints;

- de l'exploitation des P.V, d'installation et de remise de service, des P. V de contrôle et d'inspection.

Cette énumération n'est pas exhaustive, elle s'adapte aux contraintes nouvelles qui se présentent chaque jour à la Direction Générale pour lesquelles nous sommes sollicités.

Heureusement, il existe une véritable osmose au sein de notre Administration, et nous pouvons compter à tout instant sur les conseil avisés de l’inspecteur Générale et de ces collaborateurs, des Magistrats chevronnés de l'Agence Judiciaire du Trésor, des Conseillers Techniques du Directeur Général, des Comptables Centraux et Trésoriers Généraux ou de tout autre service technique.

 

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