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Situation de la Dette Extérieure de la Côte d'Ivoire:
Sources : Commission de l'UEMOA, Janvier 2004
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Dette extérieure |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
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Encours de la
dette extérieure |
6754 |
7063,6 |
6155,9 |
5929,3 |
5787,3 |
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Service de la
dette extérieure |
637,3 |
580,0 |
743,8 |
596,3 |
526,9 |
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Encours de la
dette extérieure en % du PIB |
89,5 |
89,8 |
75,5 |
72,3 |
68,1 |
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Service de la
dette extérieure en % des Exportations totales
(1) |
21,2 |
18,3 |
21,6 |
16,6 |
16,7 |
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Service de la
dette ext. en % des Recettes totales hors dons |
51,5 |
43,4 |
52,1 |
43,9 |
35,6 |
- Dette
et ratios financiers
-
Situation financière et relations avec les bailleurs:
L'encours de
la dette ivoirienne à fin 2001 était évalué à 11,9 Mds €.
Le passif de l'Etat pour l'année 200 est estimé à 1,3 Mds €.
L'encours de la dette intérieure de l'Etat résultant de
contrats de prêts conclus avec des créanciers intérieurs (BCEAO,
banques commerciales, bons du trésor) est estimé à 1,42 Mds
€ à fin 2001, soit 14% du PIB.
Le passif intérieur de l'Etat pour l'année 2001, qui
comprend les arriérés sur la dette intérieure (banques et
Bons du Trésor), les passifs audités, les dépenses engagées
non ordonnancées et le reste à payer du Trésor, est estimé à
0,68 Mds €.
Le problème de l'accroissement des arriérés intérieurs à
l'égard du secteur privé, estimés à 408 M€ (dont 175 M€ ont
été reconnus par l'Etat), ne trouve pas de solutions
globales. De plus, la dette de l'Etat vis-à-vis des banques
locales se chiffre à 350 M€.
Les relations avec les principaux bailleurs de fonds se sont
tendues depuis la fin 1998. La Côte d'Ivoire a commencé à
avoir des arriérés de paiement sur la BAD en septembre 2000.
Le FMI a cessé ses décaissements dès février 1999 pour non
respect des conditionnalités (dérapages budgétaires,
mauvaise gestion des finances publiques, arriérés
intérieurs, mauvaise gouvernance). La Banque Mondiale a
cessé ses appuis budgétaires à la Côte d'Ivoire depuis le
début 1999 (problèmes de gouvernance, détournements, etc.).
Elle a stoppé ses décaissements au titre de l'aide projet
lorsque des arriérés ont commencé à s'accumuler (septembre
2000). Seuls des projets d'études ont continué d'être
financés notamment dans le cadre du PAS Transports. Les
décaissements sont interrompus depuis septembre 2000.
Au 31/10/2001, le stock d'arriérés extérieurs s'élevait à
520 M€, dont 180 M€ sur la Banque Mondiale et la BAD, 290 M€
sur le Club de Paris (dont 245 M€ sur l'AFD) et 32 M€ sur le
Club de Londres.
2.
PERSPECTIVES :
Début mars
2002, le gouvernement ivoirien a adopté le projet de budget
pour 2002, établi à 2,96 Mds € et qui prévoit un strict
équilibre budgétaire.
C'est un budget " d'assainissement " conforme au cadre
financier fixé par les Institutions de Bretton Woods.
L'apurement de ses arriérés de 47,3 M € vis-à-vis de la
Banque Mondiale intervenu fin janvier 2002, permet désormais
à la Côte d'Ivoire de bénéficier des programmes retenus par
le FMI et la Banque Mondiale dans le cadre du Document
Stratégique de Réduction de la Pauvreté dont la version
finale devrait être approuvée rapidement.
Dans l'immédiat, un crédit de relance économique d'environ
180M € puis, en mars 2002, une première tranche d'un montant
analogue sur le programme triennal (460M €) élaboré par le
FMI, à la suite du SMP (Staff Monitored Program) bouclé en
janvier, permettront à la Côte d'Ivoire de redresser dès
2002 sa situation économique et financière et de préparer
son admission au bénéfice de l'initiative PPTE (Pays Pauvre
Très Endettés).
L'adoption d'une initiative PPTE entraîne l'annulation d'une
partie de la dette détenue par les créanciers publics sur le
pays signataire (les premières projections sur la RCI se
situent autour de 60% de l'encours, soit environ 7,5 Mds €),
les économies engendrées devant être consacrées par l'Etat
concerné en investissements publics dans des secteurs
sociaux.
De son côté, la Banque Mondiale a annoncé son accord pour
une aide d'environ 300M € en 2000 ventilée en appui à la
relance économique et en aide projets.
L'Union Européenne a décidé, le 26 juin 2001, une reprise
graduelle de son aide d'un montant de 70M € limitée aux
projets dans un premier temps : le premier décaissement a eu
lieu à la fin du mois de septembre (3,3M €) ; un
décaissement de 17M € pour l'agriculture en novembre 2001 et
enfin, 49,5M € en décembre 2001 pour un programme de
décentralisation.
A compter de la mi-mai 2002, seront débloqués plus de 88M €
au titre du Stabex (65,8M €) et de la deuxième tranche du
8ème FED.
Au niveau des bailleurs de fonds publics bilatéraux (dont en
particulier l'AFD), un " Club de Paris " devrait être
organisé en 2002 afin d'annuler une partie de la dette
détenue sur la RCI et d'approuver un étalement du calendrier
de paiement pour les arriérés actuels et les échéances
futures. La France a débloqué 183M € d'aide budgétaire en
faveur de la Côte d'Ivoire.
Quant à la BAD, ses relations avec la Côte d'Ivoire se sont
également normalisées et elle a accordé un prêt d'ajustement
de 68,6M €.
Source (IZF) : Services commerciaux de l'Ambassade de France en
Côte d'Ivoire
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