Présentation
DGTCP

Activités
du Trésor

Services
en ligne
Investir en
Côte d'Ivoire
Indicateurs
Économique
s
Actualités &
Événements
Publications
& Revue
Dialogue Ressources
Retour à la page d'acceuil

Recherche:

Contactez le trésor Public Ivoirien Consultez la foire aux questions pour y trouver la reponse à vos questions Participez aux differents forums de discussion

Investir en CI
Directives de  l'UEMOA
Finances publiques

Les réformes

Macroéconomie

 Le secteur financier

Le marché  financier

Microfinance

   > Les Textes

   > Les Institutions

   > La mobilisation de
       l'épargne

   > Rapport Annuel de la 

       Commission Nationale 

       Pour la Microfinance

  > Statut type d'institution 

       de Microfinance

 

L'Entreprise
Taux de changes
La Bourse
La Fiscalité
 

 Accueil > Investir en Côte d'Ivoire > Micro finance > Mobilisation de l'Épargne  

 
Point sur la mobilisation de l'Épargne des Institutions

Micro finance: 58 institutions, 50 milliards de dépôt. ça marche!

Source: fratmat.net du 7/7/2004

- Cinquante huit institutions agréées par la direction du Trésor, près de 50 milliards de dépôt, entre 18 et 20 milliards de crédit… Voici quelques indications chiffrées qui présentent le visage actuel de la micro finance en Côte d’Ivoire. Il n’y a pas de doute, ça marche. A preuve, le directeur du Trésor, M. Blé Lami et le sous-directeur des institutions de micro finance (IMEC), M. Gonnet Jules, expriment un satisfecit devant cet engouement des Ivoiriens pour le secteur.

En lançant en 1976 le mouvement par la création du réseau des Caisses rurales d’épargne et coopératives d’épargne et de crédit (CREP-COOPEC) afin d’aider les ruraux à financer leurs activités, les autorités ne s’imaginaient probablement pas que la micro finance allait atteindre un tel niveau. De l’idée (rurale) de départ, la micro finance est aujourd’hui un véritable secteur financier qui jette sa toile aussi bien en zones rurales que dans les villes. Il ne s’agit même plus de la seule collecte de l’épargne du secteur informel. Fonctionnaires, travailleurs du secteur privé et opérateurs économiques de petites et moyennes entreprises s’y retrouvent.
 

Le réseau Coopec, la plus ancienne des institutions, joue remarquablement le rôle de grosse locomotive en la matière. Ce réseau organisé à travers une fédération dénommée FENACOOPEC-CI, possède, à mars 2004, à lui seul plus de 500 mille sociétaires repartis dans 131 points avec plus de 48 milliards d’épargne (plus de 90% des dépôts de l’ensemble des institutions de micro finance). Remarque importante, et le sous-directeur des IMEC, l’a si bien notée, c’est que malgré la grave crise qui secoue la Côte d’Ivoire, la courbe toujours croissante de la collecte de l’épargne ne s’est pas brisée.


Comme l’on peut le noter, le secteur de la micro finance a gagné la bataille de la collecte de l’épargne. Mais, le sous-directeur des IMEC a fait remarquer lors de la 10ème assemblée générale de la FENACOOPEC que “les dépôts ne constituent pas un enrichissement. C’est un endettement. Or, toute dette n’est utile que dans la mesure où elle contribue à l’enrichissement de l’emprunteur”. Aussi demande-t-il à ce que tout soit fait pour que les épargnants accèdent à plus de ressources pour financer leurs activités génératrices de revenus. Car la micro finance n’est plus “un instrument de lutte contre la pauvreté, mais une stratégie de distribution de la prospérité”. Le responsable cite l’exemple de l’ACEP au Sénégal qui réalise un excédent de 800 millions de francs avec seulement une quarantaine de points de service et de celui de PADME au Bénin qui réalise un milliard d’excédent dans la région du sud avec un fonds de crédit d’environ une quinzaine de milliards. Les institutions ivoiriennes, pense-t-il, devraient pouvoir réaliser cette performance. Car il est démontré aujourd’hui que le ratio de rentabilité en micro finance est compris entre 30 et 40% pour une unité monétaire investie.

Pour l’instant, le directeur du trésor constate que les crédits n’ont pas grimpé comme on l’aurait souhaité. Ils tournent autour de 18 et 20 milliards. Cela lui paraît insuffisant, mais il pense que la situation fragile du pays y est pour quelque chose.
 

Distribuer des crédits, oui. Mais cela doit se faire dans une stricte rigueur des règles d’une gestion de qualité et de transparence. A ce niveau, il semble que les choses ne sont pas encore nettes. A preuve, les remous constatés dans certaines institutions. Le cas édifiant est celui de CADEFINANCE qui a maille à partir avec ses clients de “la tontine moderne” dénommée CADE7. Depuis six mois, rien ne va plus. L’affaire est aujourd’hui aux mains de la police.

Quant au géant réseau Coopec, l’on a enregistré un déficit d’ensemble de 513 230 204 de francs pour l’exercice clos le 31 décembre 2003. Il y a eu 46 caisses déficitaires contre 37 l’an dernier et 37 caisses excédentaires contre 37 l’an dernier. Ces résultats sont loin d’alarmer les dirigeants de la FENACOOPEC. Ils font remarquer que “le nombre de caisses déficitaires s’est accru principalement du fait des ouvertures de nouvelles caisses”. C’est aussi la même explication qu’ils donnent pour le déficit cumulé.

Une chose est sûre, comme le soutient le directeur du trésor, M. Blé Lami, le bilan est positif dans l’ensemble du secteur. Il faut seulement continuer à veiller qu’il n’y ait jamais de crash comme il le redoute. La direction du Trésor et la commission nationale de la micro finance dirigée par le directeur général de la comptabilité publique et du Trésor, M. Diby Koffi en sont conscientes.

Repère

• Le réseau CREP-COOPEC, géniteur de la FENACOOPEC-CI, a été créé en 1976 par l’Etat avec l’aide du centre international du crédit mutuel. Le but était de permettre aux ruraux de financer des activités afin de promouvoir le développement du milieu rural.

• C’est à partir de 1994 que le réseau a reçu d’importants apports financiers de la part des bailleurs de fonds extérieurs. Notamment, la Caisse française de développement, l’Agence canadienne de développement, le ministère de la Coopération française, la Banque mondiale et l’Etat de Côte d’Ivoire.

• C’est en 1995 que le réseau ayant atteint les zones urbaines, a changé de dénomination en abandonnant le terme CREP (caisse rurale d’épargne).

• La loi portant réglementation des institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit a été instituée le 22 juillet 1996.

• La commission nationale pour la micro finance ayant pour mission le suivi et la mise en œuvre de la tutelle des institutions de micro finance, a été créée le 8 août 2002. Elle est présidée par le directeur général de la comptabilité publique et du Trésor.

• Ce sont au total 58 institutions qui opèrent actuellement, munies de l’agrément de la direction du Trésor.

• Les dépôts tournent autour de 50 milliards pour l’ensemble des institutions. Le réseau FENACOOPEC détient 90% de cette somme.

Tendances : Youpi !

Vous arrive-t-il de sanctionner ceux qui commettent de graves fautes ? “Il nous arrive de penser à fermer les structures fautives… ”. Cette réponse du directeur du Trésor, M. Blé Lami, peut surprendre plus d’un. Mais celui-ci est suffisamment responsable pour savoir de quoi il parle. La loi qui régit le secteur de la micro finance pose effectivement problème au niveau des sanctions. “Elle n’a pas prévu l’application facile des sanctions”, soutient le directeur. Encore une explication bizarre ! Me diriez-vous. En fait, c’est un problème d’argent dans une affaire d’argent. Si à la suite de malversations graves de la part des responsables d’une institution de micro finance, la tutelle venait à suspendre ces derniers et nommait un administrateur provisoire, qui le prendrait en charge ? Ou si l’agrément était purement et simplement retiré, qui rembourserait les déposants ?

Ces questions ne sont pas de moi, mais du directeur du Trésor. Et en parcourant le texte de loi, on constate qu’il n’a pas tort.

Quelle veine pour des justiciables qui ne craignent pas d’être sanctionnés !

Alors, Youpi !!! Peuvent crier les créateurs et dirigeants d’institutions de micro finance. Même s’ils commettent des fautes graves dans la gestion de leurs structures, ils ne risquent rien du côté des autorités de tutelle. Elles ont les sanctions mais elles ne peuvent pas les appliquer facilement au risque d’être mises à contribution au plan financier.

Mais alors comment les choses se passent-elles dans les autres pays africains cités comme des exemples de réussite en matière de micro finance ? Là-bas, l’intervention d’institutions financières internationales règle le problème. Ce qui n’est pas le cas en Côte d’Ivoire.

Pour régler le problème, les autorités ont pensé à la création d’une structure de garantie qui interviendra en cas de sanction pour soutenir les charges financières.
Mais en attendant, il ne faut pas croire que les fondateurs et autres dirigeants d’institutions de micro finance sont libres de faire n’importe quoi. Les autorités de tutelle qui sont conscientes que ce serait un cataclysme social et même politique si d’importantes institutions s’écroulaient, ont nommé des gendarmes pour contrôler de manière préventive. Ces gendarmes sont réunis au sein de la commission nationale de la micro finance dirigée par le directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor. Elle a été mise en place par décret le 8 août 2002. Elle est chargée, entre autres, de tout rapport ou d’études relatifs à la gestion des institutions de micro finance, de l’audition des dirigeants des institutions dans tous les cas se rapportant à leur situation financière, de l’assainissement du secteur. La commission est composée de la direction nationale de la BCEAO, du directeur du Trésor, de l’inspecteur général du Trésor, de l’agent judiciaire du Trésor et du directeur général de l’économie.

Et ce n’est pas tout. Les autorités, toujours dans un souci de prévention, mettent un point d’honneur à aider au renforcement des capacités des responsables des structures de micro finance. Des séminaires de formations ont déjà été organisés pour eux.

Les sociétaires des différentes institutions de micro finance ne sont donc pas seuls face aux dirigeants qu’ils ont choisis. Un contrôle bel et bien existe. Eux aussi doivent rester vigilants. Il y va de leurs propres intérêts.

Pour l’instant, félicitations les dirigeants – à tous les niveaux – du réseau Coopec. Leur instrument, malgré les problèmes de “créances délinquantes” et autres difficultés, se porte bien. Les immeubles réalisés dans certaines localités démontrent le dynamisme de leur réseau.


Auteur: ALAKAGNI Hala "frat mat

Accueil     Plan du site     Contacts

 

Présentation du Trésor | Actualités | Publications | Service en ligne

Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique
Avenue Terrasson de Fougère - Abidjan Plateau - Adresse: BP V 98 Côte d'Ivoire
Tél.:(225) 20 25 38 00  Fax
.20 21 35 87- Email: info@tresor.gov.ci

Copyright © 2004-2007 DGTCP