COMMUNIQUE DE PRESSE : Le Conseil d'administration du FMI approuve des accords d’un montant total de 94,1 millions de $ EU au titre de la FEC et du MEC en faveur de la Côte d’Ivoire

La décision du Conseil d’administration permettra le décaissement immédiat de 69,686 millions de DTS (environ 94,1 millions de $EU). Le reliquat sera échelonné sur la durée du programme, sous réserve de revues semestrielles.

Le 12 décembre 2016, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé deux accords triennaux au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC)[1] et du Mécanisme élargi de crédit (MEC)[2] en faveur de la Côte d’Ivoire, d’un montant total équivalant à 487,8 millions de DTS (environ xx millions de $EU, soit 75 % de la quote-part de la Côte d’Ivoire) à l’appui du programme de réformes économiques et financières du pays.

Le programme vise à assurer la viabilité de la balance des paiements, à promouvoir une croissance inclusive et la réduction de la pauvreté en investissant dans les infrastructures et les projets sociaux prioritaires. Il visera en outre à restreindre les dépenses courantes, à catalyser les financements officiels et privés et à accroître la résilience du pays face aux futurs chocs économiques.

La décision du Conseil d’administration permettra le décaissement immédiat de 69,686 millions de DTS (environ 94,1 millions de $EU). Le reliquat sera échelonné sur la durée du programme, sous réserve de revues semestrielles.

La Côte d'Ivoire a connu un impressionnant redressement économique depuis 2012 et les perspectives restent bien orientées

À la suite de l’examen de la demande de la Côte d’Ivoire par le Conseil d’administration, M. Furusawa, Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante :

« La Côte d'Ivoire a connu un impressionnant redressement économique depuis 2012 et les perspectives restent bien orientées. Néanmoins, il faudra du temps pour faire reculer la pauvreté, développer le capital humain et combler les lacunes des infrastructures, et les goulots d’étranglement structurels sont problématiques. Dans ce contexte, le nouveau programme économique des autorités soutenu par la Facilité élargie de crédit et le Mécanisme élargi de crédit vise à juste titre à promouvoir une croissance inclusive et viable, la transformation structurelle de l’économie et la réduction de la pauvreté. Ce programme s’appuie sur les solides antécédents établis dans le cadre du précédent programme appuyé par le FMI de 2011 à 2015 et devrait catalyser des financements officiels et privés.

Les autorités entendent maintenir la discipline budgétaire et renforcer les volants de ressources pour faire face aux futurs chocs, tout en ménageant des marges de manœuvre pour financer les infrastructures et les dépenses sociales. À cette fin, l’amélioration de l’administration de l’impôt et l’adoption de nouvelles mesures fiscales permettront d’accroître la mobilisation des recettes. Il sera aussi essentiel de restreindre les dépenses courantes et la gestion prudente de la dette et des finances publiques contribuera à assurer la viabilité de la dette. Le renforcement de la supervision des entreprises publiques et l’élargissement du périmètre budgétaire aux entités extrabudgétaires renforcera le contrôle de l’ensemble des activités publiques et en améliorera la transparence. Le renforcement du cadre juridique des partenariats public-privé et l’avancement de la réforme des entreprises publiques permettront d’atténuer les risques budgétaires

Les mesures que les autorités prendront pour renforcer les banques publiques et leurs efforts de promotion de l’inclusion financière contribueront à la saine expansion du crédit et favoriseront une croissance économique tirée par le secteur privé.

Il est crucial de continuer à améliorer le climat des affaires, notamment sur le plan du paiement des impôts, de l’obtention de permis et de la facilitation des échanges commerciaux. Les efforts continus des autorités pour améliorer la qualité et la diffusion des statistiques économiques soutiendront l’action publique et l’investissement privé. »

Distribué par APO pour International Monetary Fund (IMF).

 

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